| Hilloula du Arizal |
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Rabbi Isaac Louria fut extrêmement révéré, ses disciples le créditaient de nombreux miracles, et le considéraient comme un saint (elohi, “divin”, n’est pas un terme honorifique fréquent dans le judaïsme. Il n’apparaît en réalité que pour lui.)
Sa vie à Safed Rabbi Isaac Louria y organisa la vie de ses disciples qui s'établirent dans des quartiers isolés. Le matin du Shabbat, il organisait des processions pour aller recueillir l'esprit éthéré de la reine de Chabbat dans les champs voisins. Après celles-ci, Louria donnait en général des explications sur sa doctrine. Sa doctrine Sa conception du monde est extrêmement influencée par les questions qui traversent la communauté à l'époque, traumatisée par les expulsions d'Espagne et les méfaits de l'Inquisition. Rabbi Isaac Louria y trouve des explications étonnantes mais cohérentes, et entrevoit la fin des souffrances du peuple juif, ce qui explique le succès de ses thèses, et la vitesse à laquelle elles se sont propagées. Aux massacres, il répond que la mort physique n'est qu'une étape et que la vie de chacun sur terre a un but. Il explique que les fautes des hommes entachent le Messie et retardent sa venue. Subséquemment, un rite de purification permettra de la hâter. On peut retenir trois concepts clefs de sa doctrine: Le tsimtsoum ou retrait (plutôt contraction) : retrait de Dieu d'une partie du monde pour laisser place à un vide où l'Eternel par l'intermédiaire d'un rayon procédera à la création en alimentant dix réceptacles appelés sefirot qui seront à l'origine de la vie et de la création. La chevirat hakelim ou brisure des vases: A cette création parfaite initiale fut ajouté un rayon en ligne droite appelé homme primordial que ne purent contenir les réceptables de la lumière divine. Ils se brisèrent donc libérant la lumière divine sous forme d'étincelles, de copeaux qui se répartirent dans le monde. Le tiqoun ou réparation: c'est à l'homme qu'incombe la tâche de réparer les vases. Pour ce faire, l'homme doit agir à l'intérieur de lui même pour faire le tri, rassembler les étincelles et que le peuple d'Israël la brisure originelle. Son Œuvre Rabbi Isaac Louria n’a rien écrit lui-même, tout ce qu’on connaît de lui a été consigné par ses disciples. On considère les plus probantes comme étant celles de Haïm Vital (1542-1620). Parmi ses œuvres, mentionnons : livre de l'Arbre de Vie (Sefer Ets Hayyim) Livre des visions (Sefer haHetionot) Livres sur les reincarnations (Sefer haGilulim) Choulhan Aroukh Shel haRav Yitzhak Louria, commentaire sur l'ouvrage de Yossef Karo Or’hot Tsaddikim Patora de Abba Son enseignement franchit rapidement les frontières d'abord celles du Moyen Orient puis de l'Euope de l'Ouest par l'Italie pour enfin parvenir aux communautés d'Europe Centrale. De nombreux ouvrage de vulgarisation de son Œuvre ont fleuri jusqu'au xviie siècle.
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