| Le 11 Nissan, l’anniversaire du Rabbi "Quand il naquit toute la maison s'emplit de lumière" par le Rav Yaakov Abergel |
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Le jour d’un anniversaire est un jour de joie, car il rappelle le jour de la naissance, lorsqu’ une nouvelle âme naît dans ce monde, et qu’alors peut commencer le début du service divin.
De fait, chaque juif, le jour de son anniversaire, se doit de méditer à la promesse qu’il fit à l’Eternel avant de descendre dans ce monde, ‘Sois un Juste et ne sois pas un méchant, et même si tout le monde te dit que tu es un Juste, tu seras à tes yeux comme un méchant’.
Certes, l’attente inclut en elle ‘l’espoir de sa venue’, mais ce qu’elle exprime par dessus-tout c’est le ‘désir de sa venue’, lequel est en fait l’expression du lien le plus profond de l’âme juive avec D.ieu, ‘Kécher atsmi’: le niveau de Yé’hida.
A la lumière de ce qu’il vient d’être dit, le verset que rapporte Rachi au sujet de la naissance de Moché: (Chemoth 2, 2)‘Quand il naquit toute la maison s’emplit de lumière’ (Sotah, 12a) peut être expliqué de la manière suivante.
‘Quand il naquit’, la naissance de Moché, peut tout aussi bien faire allusion à la naissance du Rabbi, qui est lui-même l’équivalent de Moché dans notre génération (‘Hitpachtouta dé Moché’).
Le Rabbi représente l’essence de l’âme d’Israël, car son âme est une âme collective, et il possède de ce fait la force de révéler l’essence de l’âme de chaque juif.
Or, du fait que l’âme est comparable à une maison (l’Eternel déclare en effet: ‘Faîtes Moi un sanctuaire et Je résiderais parmi vous’ et la ‘Hassidout explique que le sanctuaire n’est autre que notre âme), nous pouvons expliquer que ‘Quand il naquit toute la maison s’emplit de lumière’ est une allusion à la lumière de l’essence de l’âme qui se révèle dans le corps.
La ‘maison’ désigne en fait la partie de l’âme qui s’habille dans le corps, et ‘Quand il naquit’ est une allusion à la naissance du Rabbi, laquelle représente la révélation de l’essence de l’âme de chaque juif.
Dans son discours intitulé ‘Vé Ata Tétsavé’, le Rabbi explique que le niveau supérieur de la révélation de Yé’hida, l’essence de l’âme, est atteint lorsque la lumière de l’Essence divine s’unit véritablement aux forces de l’âme (l’intellect et les sentiments).
Dans ce cas, le caractère divin et immutable qui ne change pas, ainsi que dit l’Eternel: ‘Je n’ai pas changé’, s’unit aux forces limitées de l’âme qui s’habillent dans le corps (l’intellect, les émotions, la vie du corps).
L’homme parvient alors à la perception véritable du divin. L’infini divin s’unit aux forces limitées de son âme.
Telle est la mission du Rabbi. Il est celui qui permet l’union de l’infini avec le fini. Celui par l’intermédiaire de qui, l’âme d’un juif devient un feu perpétuel, car il unit l’essence de l’âme avec l’âme qui s’habille dans le corps.
C’est celà ‘la maison qui s’emplit de lumière’, lorsque la lumière de l’Essence divine éclaire l’âme et le corps d’un juif.
Ainsi, c’est peut être au sujet de cette union que l’Admour Haemtsaeï déclare que ‘le Machia’h révèlera le plaisir infini à ceux qui l’attendent et souhaîtent sa venue’, car le plaisir dont il est ici question n’est autre que celui de la révélation de l’essence de l’âme, ‘l’infini divin’, dans le corps (‘la maison’).
Dès-lors, il est aisé de réaliser l’importance de ce jour du 11 Nissan, lequel précède notre sortie de l’Egypte et de toutes les limites de ce monde matériel, le soir du Séder.
Ce jour contient la force de l’Essence divine, le ‘plaisir infini’, qui est sur le point de se dévoiler, avec l’aide de D.ieu, de manière véritable avec la venue de notre Juste Machia’h, lors de la délivrance finale, très bientôt et de nos jours. Rav Yaakov Abergel
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