| La Paracha Emor par Rav Yaacov Spitezki |
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| Magazine - Paracha | |||
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Quand D.ieu respecte l’homme Ainsi, si la nuit on a oublié de compter, on pourra se rattraper dans la journée : on comptera mais sans la bénédiction. Puis le soir venu, on reprendra le compte avec la bénédiction. Mais si toute une journée est passée sans avoir compté, on pourra compter le soir venu, mais sans la bénédiction car le compte de l’omer ne sera plus appelé un compte parfait, du fait du manque d’une journée. Supposons à présent, qu’un personne se trouve dans ce dernier cas : il a raté un jour entier, et de ce fait, ne peut plus compter avec la bénédiction. Mais quelques jours plus tard, il doit être ministre officiant à la synagogue. Et là, comme tout ministre officiant, il devra proclamer à voix haute (comme le veut l’usage) le compte de ce soir avec la bénédiction. Mais dans son cas il ne pourra le faire puisqu’il a raté un jour ! Il sera sans doute gêné d’avouer en public sa défaillance !
D’une certaine façon, la dimension humaine de la mitsva a plus de poids que l’obligation envers le Créateur. Il a pourtant raté la mitzva dans sa globalité puisque son compte n’est plus parfait, s’étonnent certains Maîtres. C’est vrai, mais d’un autre cote , chaque jour de ce compte est une mitsva à part entière et à ce titre la bénédiction dite chaque soir peut être vue comme une bénédiction exclusivement lié au jour nouveau.
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