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La Paracha Bamidbar par Rav Yaacov Spitezki |
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Magazine -
Paracha
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TRANSPARENCE
Il existe un principe exégétique selon lequel l’agencement des versets est construit dans une perspective bien précise. Si tel verset côtoie un autre verset, c’est parce qu’il existe un lien entre eux chargé de profonds enseignements. Mais qu’en est-il du nom de chacun des cinq livres de la Tora ? Nous entamons ce chabbat le quatrième livre. Bamidbar vient à la suite de Vaykra qui lui-même précède Chemot. Pour certains commentateurs l’enchaînement de ces trois noms est porteur d’une richesse insoupçonnée.
Chemot se traduit par « les noms ». D’une manière générale, donner un nom permet de définir ou de localiser un évènement ou un individu. Dans tout processus éducatif, cette étape est essentielle car elle permet, entre autres, de distinguer le Bien du Mal, c'est-à-dire quelles sont les limites entre les deux. De fait, cette étape est vitale pour l’équilibre moral et psychologique d’un être humain. On peut des lors aisément comprendre pourquoi le livre Vaykra (Il appela) vient à la suite de Chemoth. Quand un homme s’est construit une identité en ayant clairement tracé ses repères éthiques, il peut alors être appelé par D.ieu pour entreprendre la mission pour laquelle il a été créé. Toutefois cette mission n’est pas sans risques. De nombreuses erreurs peuvent le faire trébucher. Comme par exemple celle d’avoir un ego démesuré ; de se prendre pour une entité à part entière alors qu’il n’est que le délégué de D.ieu !
HUMILITE
Pour prévenir cette attitude erronée, D.ieu donna le nom de Bamidbar au quatrième livre de la Tora. Quand l’Eternel nous confie une mission , il faut, en tout premier lieu, accomplir cette mission avec beaucoup d’humilité. C’est ce à quoi fait allusion le mot Bamidbar. Le désert renvoie à l’idée d’humilité et d’intériorité. En mettant en pratique les valeurs éthiques de la Tora nous devenons les ‘’ambassadeurs ‘’ de D.ieu sur terre. Nous sommes en quelque sorte sa vitrine, au sens propre comme au sens figuré. Une vitrine est transparente : tout être humain doit pouvoir entrevoir D.ieu à travers cette vitrine. Mais souvent notre ego est démesuré la vitrine devient opaque. Alors D.ieu n’est plus ‘’visible’’.
A CHACUN SA PLACE
L’un des sujets de la parachat Bamidbar est l’emplacement de chacune des tribus d’Israël autour du Michkane (le Temple du désert) lors de leurs campements et de leurs déplacements. La Tora vient nous donner ici un enseignement essentiel : chacun d’entre nous possède une place et une fonction qui lui est propre. Elle n’appartiennent qu’à lui. Il doit évoluer et vivre en fonction de cette place et de cette fonction qui constituent l’ensemble de sa mission dans la société. Mais il doit être vigilant à ne pas s’écarter de ce qui lui a été demandé car il risque alors de pervertir sa mission. Le désert (l’humilité) sera alors pour lui, le meilleur des gardes fous.
RAV YAACOV SPITEZKI = 054 23 99 791
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