| Paracha : Vayéra, "Plus haut que la raison" par Rav Yaacov Spitezki |
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| Magazine - Paracha | |||
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A proprement parler, Avraham n’est pas le premier Juif de l’histoire. Il est plutôt le ferment embryonnaire du judaïsme, celui qui, par ses vertus, va former notre l’identité. Dans notre paracha, on verra un homme évoluer selon des normes qui plus tard deviendront les nôtres.
Quand un homme va au-delà de ce qui lui est demandé; quand il s’investit complètement ; il prouve par là qu’il adhère de plein gré à cet ordre, sans ressentir une contrainte inhérente à ce qu’on lui demande.
C’est cet esprit qui anime toute la aracha Lè’h lé’ha. Dès le premier chapitre Avraham quitte sa terre natale sans même connaître le nom de sa destination. A la fin de cette même Paracha nous est décrit sa circoncision à l’âge 99 ans ! Etre capable de quitter son pays à 75 ans sans planifier (et connaître) un quelconque devenir dépasse l’entendement. Il en est de même avec l’accomplissement de la circoncision à un âge avancé. Pour illustrer cette idée revenons sur un évènement parallèle au récit de notre Paracha. Lire la suite
Il y eut d’abord l’épreuve qui obligea Avraham à se cacher 13 ans pour fuir la colère du roi Nimrod qui voulut le tuer parce que le (futur) patriarche enseignait le monothéisme.
La seconde épreuve est celle de la fournaise dans laquelle le même roi le jeta et le miracle qui le sauva.
Il est intéressant de noter que ces deux premières épreuves ne sont pas mentionnées dans le texte de la Tora. Elles sont uniquement rapportées dans la Tradition orale. Comment expliquer cette distinction ?
Le premier lien est limité puisque la perception de la divinité dépend du niveau intellectuel de l’individu. De ce fait celui-ci s’attachera à un «D.ieu limité, presque humanisé ».
Le second lien dépend du Créateur lui-même. Il propulse l’homme vers un judaïsme transcendant qui dépasse la raison.
Dans les premières années de l’enfant, son attachement à la Tora ne passe pas, dans un premier temps, par une approche intellectuelle. Les parents doivent plutôt s’atteler à ancrer chez l’enfant la conviction que D.ieu et ses mitsvot dépassent toutes les considérations rationnelles. Peu importe si l’enfant ne comprend pas toujours ce qu’on lui dit ou ce qu’il doit faire. Il doit être à l’image d’Avraham, unn homme dont la relation à D.ieu va au-delà de la raison. Ce n’est que plus tard qu’il lui sera demandé d’utiliser au maximum toutes ses capacités intellectuelles.
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