| Paracha Vayéra par Rav Yaacov Spitezki |
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| Magazine - Paracha | |||
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On évoque toujours le « comment » de la bénédiction divine ou les conditions spirituelles qui permettent la bénédiction mais qu’en est-il de « l’après bénédiction » ? De quelle manière devons-nous réagir après avoir été gratifié de la bonté infinie du Créateur ? C’est à cette question que vient nous répondre le début de la paracha. Le texte nous rapporte que trois jours après sa circoncision Avraham fut gratifié d’une révélation divine. La Tora nous dit que « D.ieu se révéla à lui (Abraham) dans les plaines de Mamré alors qu’il se trouvait à l’entrée de sa tente, en pleine chaleur du jour ». Au même moment, trois voyageurs se profilèrent à l’horizon. Sans hésiter, Avraham courut à leur rencontre « délaissant » pour ainsi dire la Présence divine.
COMME DE LA POUSSIERE...
Lorsqu’un homme bénéficie des bienfaits de D.ieu, deux attitudes sont possibles. Il peut s’estimer méritant et va penser qu’il mérite encore plus. « Celui qui a 100 veut 200 », affirme le dicton talmudique. Il risque de devenir orgueilleux et de croire que plus rien ne lui est impossible.
S’EFFACER DEVANT L’AUTRE
Ceci nous permettra de répondre à une question fréquente à propos de la réaction d’Avraham. Nous avons appris que hospitalité est plus importante que « la réception, la prise de conscience, de la Présence divine. Mais Avraham, lui, d’où le savait-il ? Arrivé au plus haut degré de le Patriarche s’efface, sans aucune difficulté, devant autrui. Le prochain compte plus que lui ! Au point même de sacrifier son élévation spirituelle (« l’accueil de la Présence divine) pour satisfaire les besoins vitaux et le repos de simples visiteurs de passage.
Nous sommes tous des enfants d’Abraham.
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