| Vivre avec Machia’h : la joie du repentir |
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| Magazine - Paracha | |||
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Par Gérard Touaty
Parmi les commandements enseignés dans notre paracha, nombreux sont ceux qui définissent les normes des rapports de l’homme vis-à-vis de son prochain. L’un d’entre eux nous ordonne d’aider notre ennemi dont l’âne s’affaisserait sous le poids de son fardeau. On peut comprendre la nécessité d’aider notre ami mais quel est cet ennemi qui aurait besoin de notre aide ? Une lecture au second degré nous donnera les clefs pour le comprendre tout en ouvrant une fenêtre sur l’ère messianique.
Réduire l’impact du corps Toutefois, à la lecture du Code de Lois juives, le Choul’hane arou’h, on est en droit de se demander si ce chemin inauguré par le Hassidisme était vraiment nouveau. On peut y lire, en effet, qu’il est interdit à un Juif de faire souffrir le corps par toutes sortes d’afflictions, mêmes celles le privant de nourriture et de boisson. Mieux encore, on pouvait lire dans le Michné Thora du Rambam (Maïmonide), écrit trois siècles plutôt, qu’ « un corps en bonne santé était une nécessité pour le service de D.ieu ». Dès lors, qu’elle était donc l’innovation du Baal Chem Tov ? Pour répondre à cette question, il faut nuancer notre propos. Il est vrai que la loi juive interdit de faire souffrir notre corps mais elle le permet dans le cadre du repentir quand un homme, du fait du poids de ses fautes, veut réduire l’impact du corps sur sa vie juive. La souffrance est alors pour lui un bienfait. Et c’est là que le Baal Chem Tov apporte un éclairage nouveau : même pour se repentir de ses fautes, un homme ne doit pas éprouver physiquement son corps. A notre époque, même la Téchouva (le repentir) doit être accomplie dans le respect du corps mais aussi avec joie. C’est d’ailleurs une authentique préparation à la délivrance messianique qui verra la sanctification du corps et du monde matériel à travers lesquels la divinité sera perçue dans toute sa plénitude. (1) Chémoth, chap. 23, verset 5
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