| Vivre avec Machia’h : Un décret révolu |
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| Magazine - Paracha | |||
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Par Gérard Touaty
La plaie de la grêle fut une plaie effroyable pour le peuple égyptien car elle détruisit toutes leurs ressources alimentaires. Mais comme le souligne Rachi, elle avait une autre particularité : elle était un miracle au sein d’un miracle, du fait que l’eau (la grêle) et le feu furent associés pour accomplir la volonté de D.ieu. Et nos Maîtres de s’interroger : quel était le message que D.ieu voulait adresser au Pharaon ?
Changer sa nature
C’est à cette interrogation que venait répondre la plaie de la grêle. Habituellement, l’eau coule de haut en bas et le feu agit dans le sens contraire puisqu’il monte. De plus, ils sont deux éléments antinomiques puisque l’eau éteint le feu ou que le feu peut faire disparaître l’eau. Et pourtant, pour accomplir la volonté de leur Créateur, ils ont fait la paix entre eux. Leur nature respective était l’œuvre de D.ieu qui a fait que l’eau coule et le feu descende. Et pourtant, durant la plaie de la grêle, les deux ont agi à l’opposé de leur nature. Le Pharaon, qui était le plus grand Sage de l’Egypte, devait comprendre le message divin. Lui aussi devait annuler sa nature que D.ieu avait ancrée en lui pour, à présent, libérer les Enfants d’Israël. Il fut un temps où certes, il avait été choisi par D.ieu pour être celui qui devait concrétiser le décret d’esclavage annoncé à Avraham. Mais avec les plaies, et notamment avec celle de la grêle, il aurait dû comprendre qu’il fallait passer à une nouvelle étape de ce décret : la libération de ce peuple.
Vers l’avenir
Cette caractéristique de la grêle est aussi pour nous, une invitation à réfléchir à notre propre situation. Nous sommes aujourd’hui dans la même situation que celle de la grêle. A l’approche de la délivrance messianique, le Pharaon qui est en nous veut retarder la délivrance. Habitués au confort de l’exil, nous n’avons pas encore construit en nous une mentalité messianique qui nous permettrait de voir le monde dans une perspective nouvelle. Pour y parvenir, il nous faut, nous aussi, changer notre nature, pour se projeter dans l’avenir vers l’édification du troisième Temple.
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