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Paracha Terouma - "La joie qui brise toutes les limites" par le Rav Yaakov Abergel PDF Imprimer Envoyer
Magazine - Paracha

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(Pour la guérison et le réveil immediats de Raphaël Chmouel ben Sima)

 

Il est écrit dans le livre des Proverbes (Michleï, 1, 20): ‘La Sagesse de D.ieu est louée, chantée dans la rue’ (‘Ha ‘Ho’hmot ba’houts tarona’).

Dans le ‘Torah Or’ (Yitro), l’Admour Hazaken nous explique que l’intention du Roi Chlomo est que la Sagesse de D.ieu (‘Ho’hma) doit se répandre à l’extérieur de sa source, ‘ba‘houts’, afin que son niveau soit révélé et apprécié dans ce monde. Chaque Juif se doit de chanter et de louer la grandeur de la Sagesse divine, de vanter les possibilités qu’elle nous offre, et les actions merveilleuses qu’elle suscite.

‘D.ieu Israël et la Torah ne font qu’Un’. Le plaisir de D.ieu se fond dans Sa Sagesse, et dans Sa Volonté de la voir se répandre à l’extérieur. Aussi, lorsque les juifs louent et chantent la Sagesse divine, ils dévoilent le plaisir de D.ieu.

Le livre du Zohar à la Paracha Toldot (page 141b), mentionne également le verset: ‘La Sagesse de D.ieu est louée, chantée dans la rue’, juste après avoir cité cet autre extrait des Proverbes (Michleï, 5, 16): ‘Tes sources se répandent à l’extérieur, dans les rues coulent tes ruisseaux’.

Aussi, lorsque le Baal Chem Tov questionna le Machia’h sur sa venue, celui-ci lui répéta le verset des Proverbes: ‘Je viendrai quand tes sources se répandront à l’extérieur’.

A la lumière de ce qu’il vient d’être dit, il apparaît avec clarté que la venue du Machia’h dépend du dévoilement du plaisir divin. Sa Sagesse bénie doit se répandre à l’extérieur, être louée, chantée et glorifiée par les enfants d’Israël, à l’image de ‘ces sources et de ces ruisseaux qui coulent dans les rues’.

Dans l’enchaînement des mondes, le plaisir de D.ieu représente le plus haut niveau de la Séfira de Kéter, la lumière de Atik Yomin. La lumière supérieure de la Couronne qui surplombe tout l’enchaînement des mondes est le ravissement, le plaisir divin, le ’Taanoug’, qui est à l’origine de la Création des mondes et de tout ce qu’ils contiennent.

Il en va de même chez l’homme, le plaisir est la plus haute qualité de son âme, car il est à l’origine de sa volonté et de ses actions. C’est à cela que se rapporte l’enseignement du Zohar selon lequel ‘Le point doit illuminer le palais’. Le plaisir est comparable à ce ‘point’. Un Juif doit trouver son plaisir en D.ieu et ce plaisir doit illuminer le palais de ses pensées, le palais de ses paroles, et le palais de se actions.

Dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha, le Rabbi déclare que le plus grand plaisir d’un Juif est d’avoir conscience que dans n’importe quelle situation où il se trouve, il demeure attaché à D.ieu d’un lien essentiel et éternel. L’essence de l’âme Juive est enracinée  dans l’Essence divine.

Révéler la force de l’essence de notre âme consiste à révéler le plaisir qui découle du lien de notre âme avec D.ieu. Aussi le Rabbi nous enseigne que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éveiller ce plaisir, car il détient le pouvoir de ‘briser toutes les barrières’,‘de briser toutes les limites’, le pouvoir de pénétrer nos pensées nos paroles et nos actes.

‘La joie brise toutes les barrières’ signifie aussi que le plaisir de D.ieu (la lumière de Atik Yomin) brise tous les voiles. Il descend de monde en monde, jusqu’à se dévoiler dans les forces de l’âme humaine, dans l’intellect, dans les sentiments et dans l’action de celui qui s’attache ‘à louer à chanter et à répandre Sa Sagesse, à l’extérieur ’.

C’est à cela que se rapporte le verset de notre Paracha ‘Faîtes Moi un sanctuaire et Je résiderais parmi vous’, car le coeur et le cerveau de l’homme sont aussi des ‘Michkan’ (le Temple portatif dans lequel l’Eternel se dévoilait à Moché dans le désert), du fait qu’ils sont des réceptacles capables de contenir les plus hauts dévoilement divins.

Dans le Dvar Mal’hout le Rabbi cite également la déclaration des Sages selon laquelle ‘de même que durant le mois de Av nous devons diminuer notre Joie (car c’est pendant ce mois que le Temple de Jérusalem a été détruit, le 9 Av), de même au mois d’Adar nous devons multiplier notre Joie’. 

Le Maître de ‘Habad nous explique alors que le fait d’augmenter notre joie durant tout le mois d’Adar, a pour effet de transformer la période de deuil du mois de Av en une période de Joie. Cette période pendant laquelle nous étudions ‘les Lois du Temple’ a pour but de lereconstruire, et de précipiter la venue de notre Juste Machia’h.

A ce sujet, il est interressant de remarquer que le mot ‘Tarona’, du verset ‘Ha ‘Ho’hmot ba’houts tarona’ (‘La Sagesse de D.ieu est louée, chantée, dans la rue’) s’écrit en hébreu תרונה, etpeut être décomposé de la manière suivante:

נתורה

Les lettres du mot hébreu ‘Tarona’ sont celles du mot ‘Torah’ avec en plus la lettre ‘Noun’. Dès-lors, il devient possible d’expliquer que le mot ‘Tarona’ (‘le chant’) est une allusion à la Torah du Machia’h, car celle-ci est la révélation de la ‘Cinquantième porte de la Connaissance’, évoquée par la lettre ‘Noun’ dont la valeur numèrique est égale à 50.

Par ailleurs, Rabbi Chimon explique que le nom de notre Paracha, ‘Terouma’, se decompose de la maniere suivante:

תורה מ

‘Terouma’ évoque donc la Torah que Mochéétudia avec l’Eternel durant les quarante jours et les quarante nuits qu’il passa avec Lui sur le mont Sinaï (la valeur numérique de la lettre Mêm est égale à 40).

Ainsi, le Chabbat de la Paracha Terouma qui tombe toujours au début du mois d’Adar, souligne l’importance de notre attachement au Rabbi. En effet, une des raisons pour lesquelles nous devons multiplier notre joie pendant tout le mois d’Adar, est que ce mois est celui de la naissance de Moché (le 7 Adar).

De fait, la joie et le plaisir véritable commencent avec Moché, car il est celui qui qui nous unit avec Or Ein Sof. Aussi, combien cela est vrai pour toute notre génération. Le Rabbi est le Moché de notre génération. Avec lui commence notre joie véritable, car il est celui qui nous prépare à la vie éternelle.

Il est celui qui fait de chacun d’entre nous un ‘Temple’, un ‘Michkan’ capable de contenir le plaisir divin, révélé dans la Torah du Machia’h, ‘la Torah ’Hadacha’, ‘Terouma’. Il est celui qui révèle et unit le plaisir de D.ieu à celui des enfants d’Israël.

Rav Yaakov Abergel  

 
 

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