Pourquoi faut-il étudier la Hassidout ? (première partie) Imprimer
Magazine - Judaisme
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Réponse du Rabbi (Iguerot Kodech Helek Daleth page 377) :

Il fut un temps où tous les Juifs étaient en bonne santé, pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Or, la Torah envisage la situation majoritaire. Selon le principe qu’énonce le Rambam, les enfants d’Israël doivent manger et boire, au même titre qu’un corps en bonne santé. En d’autres termes, ils doivent étudier la partie révélée de la Torah et son sens simple. Et, seuls ceux qui se consacrent aux membres intérieurs du grand corps que constitue le peuple juif, en particulier au cerveau et au cœur, avaient accès à l’enseignement profond de la Torah.

Puis, le temps passa et, "du fait de nos fautes, nous avons été renvoyés de notre terre". L’obscurité du monde devint de plus en plus forte. Les cœurs et les cerveaux s’affaiblirent, de sorte que, selon l’expression du prophète, "de la plante des pieds à la tête, rien n’est plus intact". Dès lors, il ne suffit plus de boire et de manger. Il faut, en outre, prendre des médicaments.

Plus l’obscurité est intense, plus le danger est grand pour le malade et plus il est nécessaire de suivre un traitement. Il convient avant tout de mettre en éveil la vitalité qui se trouve au profond de l’âme juive. Ainsi, on peut se maintenir, surmonter les épreuves, les voiles et les difficultés. Comme on l’a dit, la Torah prend en compte la situation majoritaire. Chacun de nous doit donc étudier l’enseignement profond de la Torah, la ‘Hassidout, qui apporte la guérison au monde. C’est ce qu’explique le Rabbi Rachab, dans son Kountrass Ets ‘Haïm.

Ce qui découle de ce développement est énoncé par nos Sages, au traité Chabbat 31a, "on introduit la foi dans le temps, la crainte de D.ieu est un trésor". Celui qui a étudié les six ordres de la Loi Orale ne peut pas, pour autant, se passer de craindre D.ieu. Et nos Sages disent encore que, si ce n’est pas le cas, il est préférable de ne pas apprendre la Torah.

Tout ceci concerne le temps et le lieu où il était possible d’accéder à la Torah sans effort particulier, de manière naturelle. Et, combien plus en est-il ainsi, à l’époque actuelle. On peut, en effet, constater que, lorsque l’on étudie la ‘Hassidout, partie profonde de la Torah, on maintient, en général, sa crainte de D.ieu. A l’opposé, les jeunes qui disent ne posséder que la Torah, sont, bien souvent, malheureusement, l’illustration des propos de nos Sages, au traité Yebamot 109b : "Celui qui prétend ne posséder que la Torah ne possède pas même la Torah".

Ce qui vient d’être dit concerne tous les Juifs.

A fortiori, ceux dont les parents sont des ‘Hassidim, qui évoluent dans un environnement où la ‘Hassidout est présente, où l’on respecte les pratiques ‘hassidiques, reçoivent ainsi clairement un message divin, leur soulignant la bonne part qui leur a été confiée, sans effort de leur part, de par leur naissance, en sachant que ceci leur appartient, qu’il leur revient d’étudier la ‘Hassidout.

En pareil cas, on étudiera la ‘Hassidout d’une manière totalement différente. Bien plus, on vivifiera l’étude de la partie révélée de la Torah, dont on supprimera les difficultés et les voiles, les questions et les troubles. Il est essentiel, en effet, que l’étude soit enthousiaste, que l’on mette en pratique l’affirmation selon laquelle "Israël, la Torah et le Saint béni soit-Il ne font qu’un".