
Gérard Touaty / hassidout.org
« …celui qui est mon ’hassid doit avoir trois préoccupations. Il doit d’abord se consacrer aux campagnes des mitzvoth qui correspondent aux trois piliers sur lesquels le monde repose, afin de le raffermir sur ses assises. Il doit aussi communiquer aux autres, la fierté d’être Juif, (afin de) mettre en évidence la distinction entre Israël et les autres nations. Il doit enfin se consacrer au Machia’h. Que signifie se consacrer au Machia’h ? Cela veut dire qu’il faut vivre avec lui, se trouver en sa compagnie. Toutes les actions, toutes les paroles, toutes les pensées doivent être orientées vers un seul et unique but, faire venir Machia’h ». Ces mots sont extraits d’une entrevue accordée par le Rabbi au Rav Haïm Gutnick, grand rabbin de Melbourne et donnent toute la valeur de ce que doit être un attachement au Rabbi. Par ce biais, on puise des forces qui rendent possibles les missions les plus audacieuses. C’est alors que la notion de vie prend une dimension radicalement nouvelle.
L’histoire suivante en est une merveilleuse illustration. Comment les Loubavitch peuvent-ils dirent que le Rabbi est toujours vivant après son décès ? Cette question fut posée au Rav Israël Meir Lau, ancien grand rabbin d’Israël et actuel Rav de Tel Aviv, par un étudiant qui ne comprenait pas comment on pouvait aller à l’encontre des lois de la nature. Comme réponse, le Rav lui posa une autre question : « Si ton Roch yéchiva t’envoie au Vietnam pour t’occuper des Juifs, accepteras tu d’y aller ? ». « C’est sûr que non, lui répondit son interlocuteur, et de toute façon, il ne m’enverra jamais là bas ». « Alors sache une chose, lui dit le Rav Lau : encore aujourd’hui, des émissaires du Rabbi de Loubavitch partent au Vietnam pour s’occuper de Juifs éloignés du judaïsme! De ce fait, qui est le plus vivant ? Ton Roch yéchiva ou le Rabbi de Loubavitch ?… ».
Gérard Touaty
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