| Vivre avec la délivrance : l'odorat pour la délivrance |
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| Magazine - Judaisme | |||
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Par Gérard Touaty
Le début de la parachath Masshé est consacré au récit de toutes les étapes du long voyage que firent les enfants d’Israël depuis l’Egypte jusqu’à la terre promise par D.ieu. Le texte mentionne quarante deux étapes qui sont aussi, au second degré, les quarante deux étapes de l’histoire juive. Celle ci doit s’achever avec la venue du Machia’h, annoncée en allusion avec la dernière étape « Yardène Yéré’ho » (le Jourdain, près de Jéricho). Une étape qui, selon le Talmud (1), nous permettra d’identifier le Machia’h…
Décrivant (2) l’émergence du Machia’h, le prophète Yéchaya (Isaïe) nous rapporte les traits essentiels de sa personnalité : « Et sur lui reposera l’esprit de D.ieu, esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte de D.ieu ». Puis dans un second verset, il nous indique une caractéristique qui paraît superflue : il sera animé de la crainte de D.ieu. Or le verset précédent avait déjà indiqué cette qualité ! Remarquant cette anomalie, Rava, l’un des grands Maîtres du Talmud, apporte ce commentaire : sa crainte de D.ieu se manifestera d’une manière tout à fait exceptionnelle : il sera en mesure de juger par l’odorat. Pour justifier une telle opinion, Rava remarque que le verbe employé par Yéchaya pour décrire cette prédisposition se rapproche du verbe « sentir », comme d’ailleurs le mot « Yéré’ho » (Jéricho) du verset de notre paracha. Mais la suite du verset est tout aussi intéressante. « …il ne jugera pas d’après la vision de ses yeux et d’après ce que ses oreilles entendront. Mais il jugera les pauvres avec justice… Nous aurons ici deux questions : en quoi l’odorat peut-il être le signe distinctif du Machia’h qui lui donnera le pouvoir de juger ? De plus, que nous apporte le fait qu’il jugera précisément les pauvres avec justice ?
Notes
(2) Chap. 11, versets 2, 3 et 4 (3) Traité Béra’hoth, p. 43b
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