| Vivre avec la délivrance : quand le détail construit l’unité |
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| Magazine - Judaisme | |||
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Par Gérard Touaty
En ce début de troisième millénaire, nous sommes les témoins d’un formidable bouleversement technologique où la science fait des avancées spectaculaires dans toutes les directions. Parmi tous ces progrès, le développement et la capacité d’usage de l’infiniment petit tiennent une place de choix. Aujourd’hui, on peut, par exemple, écouter plus de mille musiques confinées dans une petite plaquette aussi légère qu’un briquet. La parachath Nitsavim (1) nous donnera une piste pour comprendre la portée de cette explosion scientifique.
Avant de le trouver, il nous faut revenir sur la manière avec laquelle est présenté, ici, le concept d’unité. Habituellement, la Thora présente l’unité comme une valeur en soi : l’unité permet d’accéder à la paix, facilite la solution de nos problèmes, permet l’épanouissement de chacun, etc. Ici, le texte nous propose une autre option. Elle nous invite à l’unité en mettant l’accent sur toutes les composantes d’une société qui, malgré leurs différences, peuvent atteindre ce but : « Vous voici aujourd’hui, tous debout devant D.ieu, vos chefs de tribus, vos anciens, vos fonctionnaires, tout homme en Israël, vos enfants, vos femmes et l’étranger qui est au milieu de ton camp, du fendeur de bois au puiseur d’eau ». On veut nous dire, ici, que chaque composante, quelle qu’elle soit, concourt à l’unité. En d’autres termes, le détail construit et consolide l’unité. Bien souvent, l’histoire nous a offert un visage sanglant et coercitif de l’unité où l’identité du particulier n’existait pas. Le pouvoir imposait par le haut une unité globale de façade dans laquelle la conscience individuelle n’avait pas de place. La Thora apporte, par ce texte, une nouveauté : c’est par la place que l’on accorde au détail qu’une généralité peut s’édifier. Dans cette perspective, on peut comprendre la valeur de cette idée dans son rapport à l’ère messianique.
(1) Ce chabbath nous lirons deux parachioth (Nitsavim et Vayélè’h) qui, réunies, n’en forment qu’une seule
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