| Vivre avec Machia’h : d’Avraham au Machia’h… en passant par la mer |
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| Magazine - Judaisme | |||
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Par Gérard Touaty
Les jours qui suivirent la sortie d’Egypte furent marqués par l’un des évènements les plus décisifs de notre histoire : l’ouverture de la mer des joncs (1). Traditionnellement, ce fait miraculeux est présenté comme portant exclusivement le sceau du divin mais le Talmud (2) nous propose une autre perspective pour le comprendre, à travers laquelle la place de l’homme sera loin d’être négligeable.
Près de 7 jours après la sortie d’Egypte, les Enfants d’Israël font face à une mer qui les empêche de poursuivre leur route vers le mont Sinaï. Derrière eux, les chars égyptiens s’approchent, plongeant le peuple dans le plus grand désarroi. Certains veulent se battre, d’autres sont prêts à retourner en esclavage, d’autres veulent prier. C’est alors que Na’hchone bène Aminadav s’élance dans la mer, suivi aussitôt de tout le peuple. C’est cette détermination qui ouvrira la mer.
Vers le Sinaï
Sur quoi se fonda le geste de Na’hchone, se demandent plusieurs commentateurs. Avait-il le droit de risquer sa vie devant un phénomène naturel qui s’opposait à sa volonté ? D’autant plus qu’il prit une initiative totalement solitaire ! En fait, comme on pourrait le penser à tort, il ne chercha nullement à donner sa vie pour un idéal. Pour lui, une seule chose comptait : accomplir la parole de D.ieu selon laquelle il fallait avancer vers le Sinaï. Il ne vit nullement la mer (en tant qu’obstacle) devant lui mais plutôt la route qui menait à la montagne de Sinaï sur laquelle D.ieu devait donner la Thora. S’engager dans un Messirouth néfech, un don de soi, suppose le fait qu’il existe une opposition et qu’il faut la surmonter. Là ce n’était pas le cas. Na’hchone, en effet, n’avait qu’une seule chose en tête : accomplir l’ordre de D.ieu. Or si D.ieu donne un ordre, c’est que dans le même temps, Il donne les moyens de l’accomplir. De ce fait la mer n’existait pas et donc ne pouvait constituer un obstacle. Mieux encore, la situation mettait clairement en valeur la répartition des tâches : si la mer existait en tant qu’élément naturel, c’était l’affaire de D.ieu. L’homme de son côté avait comme seule et unique mission d’avancer vers le but que D.ieu lui avait assigné : se diriger vers le Sinaï pour y recevoir la Thora.
Notes
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