| Vivre avec Machia’h : pour ne pas oublier notre prochain |
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| Magazine - Judaisme | |||
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Par Gérard Touaty
L’un des chapitres de notre paracha est consacré au rappel de toutes les fêtes juives avec les sacrifices qui devaient les accompagner. Nous aurions à lire un chapitre sans histoires si au beau milieu de ce texte ne s’était pas glissé l’énoncé d’une mitzva…complètement étrangère aux fêtes : l’obligation des consacrer une partie de notre récolte aux pauvres ! Pour quelle raison la Thora a-t-elle placé cette mitzva entre Pessa’h et Chavouoth d’une part et Roch Hachana, Yom kippour et Souccoth d’autre part ?
C’est sur un chapitre long de quarante cinq versets que la Thora va nous donner la liste de toutes les fêtes juives en commençant par chabbath puis en rappelant Pessa’h et Chavouoth pour terminer avec Roch Hachana, Kippour et Souccoth. Mais juste après Chavouoth et avant Roch Hachana un petit verset viendra nous rappeler que lors de la moisson d’un champ nous devons laisser un coin inachevé pour les pauvres ainsi que des épis tombés durant la moisson (1). Pour expliquer cette place, presque anachronique, nos Maîtres nous précisent que Pessa’h et Chavouoth sont deux temps du calendrier liés l’un à l’autre puisque que la sortie d’Egypte est en fait le point de départ d’un chemin qui nous conduira au don de la Thora (Chavouoth). Or si Pessa’h est sans doute la fête au rituel le plus riche, elle est aussi marquée par l’attention portée aux plus démunis puisque la première loi de cette fête est celle de « Maoth ’hitim », littéralement « L’argent des grains de blé ». Elle consiste à consacrer de l’argent ou des aliments pour que ceux qui manquent de moyens pendant la fête puissent passer dignement les jours de cette célébration. De ce fait, on pourrait penser que la mitzva de tsédaka se soit affaiblie après l’effort des quarante neuf jours (de Pessa’h à Chavouoth). C’est la raison pour laquelle, la Thora nous rappelle, juste après Chavouoth de ne pas oublier les pauvres. Malgré l’effort accompli, on ne doit pas se contenter de ce qui a été réalisé. Il faut continuer à donner et même rajouter.
Notes (1) Parachath Emor, chap. 23, verset 22. Pour le détail de ces deux commandements, voir le Séfer ha’hinou’h, mitzva n° 213 et 214
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