| Vivre avec Machia’h : Purifier un frère |
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| Magazine - Judaisme | |||
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Par Gérard Touaty
Traduire la Thora, ce n’est pas seulement transcrire des idées d’une langue à une autre. C’est aussi être capable de lire le message qu’elle nous délivre à l’époque durant laquelle nous la lisons. Puisque tout ce qu’elle nous conte est éternel et se situe au-delà du temps, on peut y trouver aujourd’hui, en 2016, des directives morales et philosophiques d’une portée actuelle.
A l’époque du Temple, des lois très précises de pureté et d’impureté régissaient la vie quotidienne du peuple juif. L’une d’entre elles concernait le statut de la mort. Toute personne qui avait eu un contact direct ou indirect avec la mort devait passer par un processus de purification qui durait sept jours (1). Durant cette période un Cohen (un prêtre) devait l’asperger à deux reprises de gouttes d’eau qui avait été préalablement mélangées avec les cendres d’une vache complètement rousse. Cette loi, irrationnelle, présentait une particularité tout à fait insolite : celui qui purifiait…devenait impur à son tour (2).
Nos Maîtres donnent à cette loi et à sa particularité de purification une résonance très contemporaine. On peut comprendre le concept de mort à deux niveaux. Dans un premier temps, il s’agit de la mort physique. Mais on peut situer ce concept à une dimension spirituelle. Il arrive parfois qu’un individu est si éloigné de D.ieu, la source de sa vie, qu’on peut le considérer comme un mort. Certes il vit, puisqu’il mange, boit, travaille et pense, mais toutes ces activités sont « mécaniques » et naturelles et ne le distinguent en rien d’un animal. Il n’est qu’un « mort vivant » !
Notes (1) Dans le cas où elle devait se rendre à Jérusalem pour y offrir un sacrifice
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