| L'éditorial de Haïm Nisenbaum : petit, ce Pourim ? |
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| Magazine - Editorial | |||
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Ouvrons donc une autre réflexion. Et si ce jour, qui arrive cette semaine, était d’abord celui d’une préparation ? Et si le jour de Pourim lui-même était trop élevé pour qu’on puisse l’atteindre en un seul saut et que l’occasion de l’élan était ici bien rare et précieuse ? Voilà qui donnerait au « petit Pourim » un nouveau caractère de grandeur. Car, s’il constitue préparation aux solennités prochaines, c’est qu’il est capable de leur apporter un élément qu’elles ne possèdent pas. C’est qu’il leur permet de prendre leur plein sens. D’une certaine manière, il leur est donc comme supérieur. Un « petit » qui donne à plus grand que lui et donc le dépasse ? C’est bien de cela qu’il s’agit. Et c’est comme à une sorte d’éloge de la « petitesse » qu’il faut se livrer à présent.
Avec ce jour particulier, tout se met en place. Les forces sont accumulés et le sens profond mieux intégré. La vie de Adar prend alors un nouveau tour. Prenons-en la pleine mesure : tout est né d’un « petit » jour. Lorsqu’on pense au destin historique comparé des « grands » empires et des « petits » peuples, il y a comme une structure récurrente qui apparaît. La vraie puissance n’est pas toujours celle que l’on croit. Et elle tient plus dans la force et la fermeté d’âme que dans les qualificatifs ambitieux. Petit Pourim donc... et grande vie !
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