| L'éditorial de Haim Nisenbaum : Juste avant l’heure |
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| Magazine - Editorial | |||
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Bien sûr, dans la chronologie des événements, les choses peuvent encore attendre : le peuple juif n’arriva au pied du mont Sinaï que le 1er Sivan. Mais, dans notre datation intérieure, celle de notre spiritualité active, nous sentons bien que ce rendez-vous là qui changea la nature même du monde, et sans doute la nôtre, doit être anticipé. C’est la raison de cette sorte de fébrilité qui saisit chacun. La Torah va nous être donnée et nous devons être prêts à la recevoir. Car, si la fête de Chavouot nous donne à revivre ce don de D.ieu, il faut se garder d’oublier que tout don, pour avoir un sens, doit aboutir à un bénéficiaire qui en soit digne. Recevoir la Torah avec toute la profondeur requise est donc bien l’enjeu du moment. Et les jours que nous vivons nous en donnent une conscience accentuée avant que vienne l’ultime instant de l’indispensable préparation.
Il est vrai que nous vivons une époque où, si les commémorations sont à la mode, elles se limitent souvent au souvenir et à l’invitation à réfléchir. Les fêtes juives appartiennent à un autre ordre : elles sont une réalité vivante et demandent que chacun y trouve sa pleine place. Peut-être est-ce là la démarche qu’il est nécessaire d’entreprendre. Voir au-delà des faux semblants. Décider d’être partie prenante de ce qui va bientôt advenir. Un petit pas ? Pour un monde de Bien.
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