| L'éditorial du Rav Haim Nisenbaum : Au recommencement… |
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| Magazine - Editorial | |||
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L’histoire de Noé est, à cet égard, très instructive. Devant la montée des eaux tumultueuses – ces eaux qui vont tout recouvrir, détruire les plus beaux édifices, anéantir tout ce qui avait fait jusqu’ici la fierté et l’espoir des hommes – Noé, obéissant à l’ordre de D.ieu, se réfugie dans son «arche». C’est ce bateau de bois qui va lui servir d’abri devant la tempête et assurer ainsi un avenir à l’humanité. Devant le déluge qui nous assaille, nous avons le même moyen. Bien sûr, il ne nous est ni donné ni demandé de construire une arche matérielle. Mais, en hébreu, l’expression qui la désigne est « Téva ». Or ce terme a un homonyme qui signifie «mot». Pour un Juif, le mot-refuge existe. Il est dans l’étude de la Torah et dans la prière. C’est la raison pour laquelle, au sortir des fêtes, nous ne craignons rien : ni l’obscurité du temps ni les grondements, lointains ou trop proches, parfois menaçants. Nous avons notre forteresse et celle-ci possède une puissance nouvelle : elle n’est pas que le dernier rempart. Elle est le lieu d’où jaillit la lumière pour faire que le monde même change. Pour faire que, en ce temps de recommencement des choses, il se transforme en espace de bonheur et de liberté pour tous.
Ce n’est pas ici l’expression d’un idéal rêvé. C’est de la concrétisation d’une attente qu’il s’agit. L’année 5777 commence à peine et nos accomplissements spirituels peuvent se déployer. Leur aboutissement viendra – et, nous le savons, il est proche – la venue de Machia’h.
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