| L'éditorial du Rav Haim Nisenbaum : La joie, comme un nouveau temps |
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| Magazine - Editorial | |||
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Le calendrier juif est une chose qui dépasse largement la catégorie d’outil commode pour mesurer le passage du temps. S’il est bien une véritable construction, à la fois belle et rigoureuse, c’est d’abord dans le spirituel qu’il a ses fondations et c’est lui qu’il exprime. C’est dire que, lorsqu’il annonce le début d’un nouveau mois, il ne fait pas que nous livrer une sorte de compte-rendu. Il suscite l’émergence d’émotions nouvelles, liées à la nature profonde de la période. La joie n’éclatait pas avec la puissance souhaitable jusqu’ici ? Adar s’ouvre et tout change. La place la plus grande lui est donné et elle brise toutes les barrières.
C’est très précisément ce qui va se produire à présent. Le début du mois d’Adar ne fait pas que nous rapprocher de la fête de Pourim, il modifie aussi bien les choses que la vision que nous portons sur elles. Voici que nous prenons conscience de la plus pure des joies. Voici qu’enfin nous discernons les sources de l’allégresse. En ce mois, nous sommes capables d’éprouver ce qui fait de notre vie un lieu de délice : le lien absolu avec D.ieu. Et les soucis du quotidien ? Et la vie qui ne va pas toujours comme on voudrait ? Laissons donc entrer Adar dans nos maisons. Laissons-le prendre en charge les difficultés coutumières et entrons dans son orbite. Il nous faut le savoir alors qu’il ne fait que commencer : rien ne peut vaincre le mois d’Adar. Sa joie est déjà un gage de victoire, il ne reste qu’à l’accompagner. Le chemin sera facile car c’est elle qui nous conduit.
D’ores et déjà, le monde est plus beau. Faisons en sorte que cette transformation devienne visible à tous.
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