| Badatz Ihoud Harabanim : le lait et la fabrication du fromage Mozzarella |
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Tout le monde connait le fameux enseignement de l'Admour Hazaken transmis aux 'Hassidim qu'il faut "vivre avec son temps". Le Maharil, son frère, expliqua le sens de cette expression : "il convient de vivre avec les enseignements de la Paracha de la semaine."
Dans la paracha de notre semaine Paracha Réé (Chapitre 14, 21) le verset nous dit : ''Car tu es un peuple saint pour Hachem, ton D.ieu. Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère''.
Rachi explique le verset: ''Car tu es un peuple saint pour Hachem'': Sanctifie-toi par ce qui t’est permis. Des choses autorisées que d’autres ont pour habitude de s’interdire, ne te les permets pas en leur présence (Pessa‘him 50b). Par conséquent, la première étape dans la croissance spirituelle est de vouloir vivre une vie de sainteté. Cela s’exprime dans le mot Kadoch, en s’engageant à la sainteté. La sainteté recouvre deux aspects : se distancer de ce qui n’est pas saint, et se rapprocher de ce qui est saint.
Pour le Maimonide, la sainteté ne se suffit pas d’un éloignement du mal, elle requiert un acte positif. Pas seulement d’éloignement, mais aussi de rapprochement. D’après Maimonide, la sainteté demande d’opérer une prise de conscience de la Divinité ainsi qu’un engagement envers elle. Le célèbre dicton « Sanctifie-toi avec ce qui t’est permis » peut être accompli en faisant preuve de modération dans l’usage de ce que la Torah nous permet. Il faut par exemple éviter de se soûler même avec du vin casher ou de manger de la viande casher mais sans gloutonnerie.
Maimonide introduit ensuite une notion plus profonde. Il nous avertit de « ne pas sombrer dans le matérialisme ». Pourquoi utilise-t-il le terme « sombrer » ? Le terme Hébreu pour désigner le monde matériel est « Gashmiout », qui vient du mot Geshem, pluie. D.ieu vivifie le monde à travers la pluie. Si l’on concentre son attention sur le monde et non sur sa Source, on se noie. On devient submergé par l’immensité des dons Divins et on Le perd de vue totalement. La sainteté consiste donc à ne pas perdre la conscience de D.ieu.
L’alimentation est un besoin primaire et vital pour l’homme, mais un besoin qui ne le distingue pas a priori du règne animal. Pour sortir de cette emprise, le Juif a le devoir de se sanctifier, jusqu’à sa nourriture car s’il doit se sanctifier en s’éloignant de l’interdit, il peut aussi "se sanctifier dans ce qui lui est permis". Comme l’explique l’Admour Hazaquen, ce qui est permis mais n’est accompli que pour son plaisir est totalement mauvais (Tanya Chap. 7). Car il est dit « sanctifie-toi dans ce qui t’est permis ». ("Kadesh ’atsmékha bémoutar lékha", Yébamot, 20a).
le Rabbi de Loubavitch dans son Compilé Hayom Yom de la date du 27 Nissan explique qu'il faut donc pénétrer de Sainteté les choses permises en en faisant des instruments de renforcement de la Torah, des Mitsvot, de la crainte de D.ieu et des traits de caractère positifs.
Sanctifie-toi par ce qui t’est permis est une base et un socle dans le monde de la cacherout et c'est le fer de lance du Badatz Ihoud Harabanim dans tous ces dossiers. De même le Badatz Ihoud Harabanim voit une importance majeure de partager avec la communauté les différents dossiers de la cacherout et surtout les informer de toutes les étapes de ses produits portant son label Badatz Ihoud Harabanim.
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