| Paracha Vayechev "qu'est-ce qu'un Hassid"par le Rav Yossef David Cohen |
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| Vidéo - Rav Yossef David Cohen | |||
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Cours du Rav Yossef David Cohen résumé par Méir Amzelek,
La Guémara Nidda rapporte, à la page 17 [verso], que celui qui laisse à terre ses ongles après les avoir coupés est un rachah, un méchant, car un esprit d’impureté est attaché à ceux-ci et si une femme enceinte venait à poser le pied dessus elle pourrait faire une fausse couche ! A l’inverse celui qui les enterre est un Tsadik et celui qui les brûle un Hassid. Le niveau de Hassid est plus élevé que celui de Tsadik dans la Guémara car il représente celui qui va au delà de ce que la loi commande. En l’occurrence brûler ce qui est une partie de son corps peut être dangereux c’est pourtant ce qu’il fait en brûlant ses ongles, mais il préfère se mettre en danger que mettre en danger autrui.
Cet idée va se retrouver dans notre paracha avec Réouven qui a voulu sauver Yossef du destin que lui destinait ses frères, bien qu’il n’y ait réussi que partiellement. En effet lorsque ces derniers ont voulu tuer leur frère il s’est immédiatement opposé en argumentant "..ne le frappons pas à mort mais jetons le plutôt dans un des trous qui se trouvent dans ce désert, il ne faut pas que nos mains versent son sang..".
Les commentateurs s’interrogent sur cette démarche et ce discours, il était en effet parfaitement prévisible qu’en le jetant dans un de ces trous il ne serait pas définitivement sauvé puisque comme le rapporte Rachi il y avait des serpents et des scorpions au fond. Pourquoi donc Réouven a t’il procédé de la sorte se disant qu’il allait revenir le chercher pour le ramener à son père. Et la suite de l’histoire justifie cette erreur puisque finalement ses frères l’ont vendu aux Midianites, aux Ishmaélites, jusqu’à ce qu’en fin de course il fut l’esclave de Poutiphar en Egypte ?!
La réponse à cette interrogation qui se dresse devant cette manière d’agir "partiellement" de Réouven , en totale opposition avec sa volonté profonde est due au fait que ses 9 frères avaient formés un Beth Din et voté la mise à mort de Yossef ! De surcroît ils s’appuyaient sur un argument solide car Yossef les avait apparemment accusés de manger de la viande d’un animal vivant, d’inceste, de crime….
Ceci dégage une leçon majeure et très difficile à appliquer : " lorsque l’on n’a pas d’autre choix il faut opter pour la solution la moins grave et se contrôler". Et le Ora’h H’aïm qui reprend l’idée du Zohar souligne la Hassidout de Réouven !
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