| L'éditorial de Haim Nisenbaum : un congrès pour vivre et faire vivre |
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Chacun le sait : c’est une rencontre impressionnante. Ils sont là, venus de partout dans le monde. Ils font parfois, pour ce rendez-vous de quelques jours, des milliers de kilomètres. Rien ne les arrête, ni les préparatifs locaux pour le temps d’absence, ni les responsabilités, ni la fatigue prévisible. Ils viennent comme pour des retrouvailles essentielles. Bien sûr, certains ne pourront pas se déplacer mais ceux-là seront dans tous les esprits, ceux que leurs fonctions auront retenu au loin. Ils viennent pourtant déjà nombreux, plusieurs milliers, et chaque année davantage. D’Australie comme d’Europe, d’Afrique comme d’Asie ou d’Amérique, ils viennent, portés par le même enthousiasme. Tous savent dire leurs expériences, en Israël d’abord et aussi dans tous ces endroits que bien peu visiteront un jour mais où des Juifs vivent, et dans ces pays où les temps semblent parfois si difficiles – matériellement ou spirituellement – mais où la volonté d’agir rend la vie plus belle.
Toutefois, au-delà des rencontres et des souhaits échangés, au-delà du travail et des réflexions pendant ces quelques jours, ce Congrès est aussi un moment privilégié. Celui où, conscients de la portée de leurs actes même s’ils n’y accordent pas plus d’importance qu’à un travail quotidien, conscients aussi que leur intérêt ou leur confort compte peu devant l’œuvre à accomplir, les émissaires du Rabbi montrent de façon éclatante que tout est en marche. Par leur présence et les résolutions prises, ils proclament que l’enseignement du Rabbi les conduit sans faillir et que le bout de la route est désormais en vue. Voici que, du cœur de l’obscurité, monte enfin la lumière.
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