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Le Rav 'Hananya Sinaï David Halbershtam, qui fut, lui aussi, au service de la maison du Rabbi, raconte «J'avais l'habitude de me rendre, à Pourim, dans la maison du Rabbi, à President street. Chaque fois que quelqu'un sonnait, pour apporter des Michloa'h Manot, les mets que l'on échange, à l'occasion de cette fête, au Rabbi et à la Rabbanit, j'ouvrais la porte, je les prenais et je les déposais sur la table.
Certains envoyaient des aliments ayant une forme particulière, évoquant un thème juif, d'autres envoyaient un repas de fête complet, à proprement parler. Il va sans dire que, de façon générale, ces Michloa'h Manot étaient très luxueux. La Rabbanit venait ensuite et elle prenait les lettres qui les accompagnaient, pour les transmettre au Rabbi.
Une fois, on sonna à la porte et je suis allé ouvrir. Un élève de la Yechiva était là, qui tenait à la main un petit sachet de papier kraft, dans lequel il y avait une orange et un petit gâteau. J'ai posé ce sachet sur la table, avec les autres Michloa'h Manot.
La Rabbanit vint ensuite et son regard se posa aussitôt sur ce sachet. Elle demanda : 'Qui a apporté cela ? ' J'ai répondu que c'était le Michloa'h Manot d'un élève de la Yechiva et la Rabbanit en a été profondément émue. Elle déclara : 'Je dois absolument montrer ce Michloa'h Manot à mon mari. Ce jeune homme n 'a sûrement pas les moyens d'acheter des aliments qui coûtent cher, mais 11 veut, malgré tout, apporter un Michloa'h Manot ici, en fonction des moyens dont il dispose'
A mon sens, ce récit délivre un message profond et il illustre l'attention particulière du Rabbi et de la Rabbanit, pour chacun en particulier.» |