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צילומים: ברלה שיינר, COL

Rabbi Haïm Ben Attar “Or Hahaïm Hakadoch”
La ville de Salé, à l’extrémité du Maroc sur l’océan Atlantique, n’était pas grande. Il y vivait une communauté juive peu nombreuse, mais qui a laissé des traces dans l’histoire d’Israël, grâce au Or Hahaïm, ‘Haïm ben Attar, qui y est né et y a grandi, jusqu’à ce qu’il ressente le besoin de partir en Terre Sainte et à Jérusalem, où il repose.
Il est né en 5456 (1696) dans la famille Ben Attar (originaire de l’Espagne arabe, « attar » signifiant «parfum» ou «vendeur de parfums»), et a étudié la Torah avec son grand père, dont il porte le nom, comme il le raconte dans l’introduction à son livre ‘Hefets Hachem : « J’ai étudié la Torah avec mon maître et grand-père, qui était un grand Rav, très connu, pieux et humble, Rav ‘Haïm Ben Attar de mémoire sainte et bénie, de qui en son temps j’ai bu les eaux vives. Depuis ma naissance j’ai grandi sur ses genoux, et j’ai absorbé ses paroles merveilleuses. Il était tellement pieux que je dirais presque qu’il n’a jamais dormi une moitié de nuit entière. Il passait même les nuits de Tamouz à dire des lamentations sur la destruction de la Maison de D., en pleurant abondamment comme une veuve, et il finissait la nuit en étudiant avec moi et d’autres qui, comme moi, étaient ses descendants. » A Salé, il gagnait sa vie par son travail, qui, nous dit la tradition, était le tissage de vêtements, surtout des vêtements de luxe tissés de fils d’or et d’argent. (Lire la suite)
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