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Lionel Allouche, victime de la barbarie ordinaire Un article d'Isabelle Horlans, France-soir Lionel Allouche, 27 ans, a été enterré, mercredi après-midi (1er avril 2009 - 7 Nissan 5769) , au cimetière juif de Pantin (Seine-Saint-Denis). Il a succombé, vendredi 27 mars (2 Nissan 5769), aux blessures que lui ont infligées ses agresseurs, à Paris. Avant qu’il meure, l’Ordre des avocats et l’Ecole du barreau lui ont promis son diplôme. Lionel Allouche a été porté en terre sous la caresse du chaud soleil printanier, à 14 heures mercredi, en présence de sa famille, de ses amis, des étudiants en droit dont il était l’un des brillants sujets, et d’avocats qui, symboliquement, autour de son lit de mort, l’ont admis parmi eux lors d’une cérémonie exceptionnelle, vendredi dernier, à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. La petite foule, recroquevillée sur sa douleur, lui a rendu hommage dans le carré juif du cimetière de Pantin, au cœur de l’Ile-de-France où il avait grandi : hommes et femmes, jeunes et vieux, de toutes confessions, réunis dans l’incompréhension du drame injuste qui a ravi Lionel aux siens. Le jeune homme, âgé de 27 ans, a succombé aux blessures que lui ont infligées, à l’aube du dimanche 22 mars, trois petits malfrats dont le seul objectif, cette nuit-là, était d’entrer dans une discothèque de Saint-Germain-des-Prés, à Paris. L’altercation a dégénéré au moment où Lionel Allouche quittait la boîte : des mots, des insultes, l’élève avocat qui tente de ramener les jeunes à la raison, qui semble même y parvenir, jusqu’à ce que l’un d’eux lui fracasse une bouteille sur la tête. Par-derrière. La violence du coup a détruit une partie de son cerveau. Puis l’acharnement, à coups de pied, a accentué les dégâts, irréversibles. Mort cérébrale, ont annoncé les médecins. Six jours plus tard, le cœur de Lionel a cessé de battre. Ses agresseurs ont été arrêtés. Seul celui qui l’a mortellement frappé est en prison. (Lire la suite) |