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Le récit de la semaine : "Le silence et le fascicule" |
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Magazine -
Récits
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Je suis né à Hertzlya ; mes parents m’ont donné en guise d’éducation juive «aucune notion de judaïsme» : ni Chabbat, ni Yom Kippour, ni cacherout… Jamais je n’avais mis les pieds dans une synagogue. «Moderne et éclairé», je ne voyais dans les gens pratiquants que des parasites d’un autre âge…
Au cours de la première guerre du Liban, en 1982, durant l’un des durs combats au corps à corps contre les terroristes, un de mes compagnons d’arme est mort entre mes bras. Malgré toute la préparation psychologique que nous avions reçue à l’armée, j’étais persuadé que cela ne m’arriverait pas mais cela m’était arrivé. A la suite de cela, notre bataillon a eu droit à une semaine de permission, j’en profitai pour réfléchir au sens de la vie : la veille de sa mort, mon ami et moi avions discuté de nos projets après la guerre. Et maintenant, que restait-il de lui ? Rien ! C’est alors que j’ai décidé de ne pas gâcher ma vie. Je me plongeai dans les livres de psychologie : pendant les longues heures de garde, pendant les pauses, à tout instant libre, je m’instruisais. A part cela, je me mis à pratiquer le triathlon à haut niveau et à me former aux médecines alternatives. Bien vite, je me rendis compte que je dégageai des «ondes bienfaisantes» pour les patients qui m’étaient confiés. Mon professeur me proposa alors de l’accompagner aux Etats-Unis afin d’y parfaire mes compétences : c’était une occasion en or, qu’il était impossible de refuser. Le nombre de mes patients augmenta ainsi que l’importance de mes revenus. Une carrière en or m’attendait. De plus le titre de «Maître», le plus haut degré de cette technique orientale, était maintenant à portée de main. (Lire la suite)
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