|
Lemonde.fr : A Bry-sur-Marne, le rabbin loubavitch en quête de nouveaux croyants |
|
|
|
|
Infos -
France
|
Il y a ceux qui s'étonnent que les femmes et les hommes ne soient pas assis aux mêmes tables ; ceux qui sont venus sans kippa ; celles qui arborent un décolleté assez peu orthodoxe et portent pantalon. Il y a aussi ceux qui ont jeûné depuis la veille pour célébrer comme il faut la fête juive de Pourim ; et, ici ou là, ces jeunes hommes enchapeautés de noir qui, plongés dans un livre pieux, s'isolent du brouhaha et des cris des enfants déguisés pour l'occasion.
Sans chichis, près de 200 personnes ont répondu, lundi 9 mars, à l'invitation du nouveau rabbin de Bry-sur-Marne (Val-de-Marne). A 25 ans, Israël Asseraf, "délégué loubavitch" polyglotte, a pour mission de "raviver la flamme du judaïsme caché en chaque juif".
Pressentant un "potentiel juif", son organisation, branche militante du judaïsme orthodoxe, l'a parachuté dans cette ville il y a deux ans. Dès son arrivée, il a consulté les pages blanches de l'annuaire, repéré les noms possiblement juifs, toqué aux portes et proposé ses services. "Lorsqu'une amie m'a dit qu'il y avait un nouveau rabbin en ville, je l'ai appelé pour qu'il passe vérifier mes mezouzot (les parchemins roulés, accrochés à l'entrée des maisons)", témoigne Nelly Benichou, qui jusqu'alors n'allait à la synagogue de la ville voisine que pour les fêtes. Les plus pratiquants, qui n'utilisent pas la voiture pour sabbat, devaient marcher trois quarts d'heure chaque semaine. Depuis deux mois, un beth habad - "maison loubavitch" - a ouvert dans un pavillon de Bry, offrant synagogue et cours de Talmud, animés par la femme du rabbin. "Les Asseraf donnent envie d'approfondir la pratique, notamment la cacherout", sourit Mme Benichou. (Lire la suite)
|
|
Lire la suite...
|
|
|
|
Page 25342 sur 26787 |