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Photos : Roman Vishniak
Du temps que le Maguid de Mézeritch était encore inconnu, sa femme quitta la maison, par un après-midi d’hiver, pour se rendre au bain rituel. Par une tourmente de neige, elle s’égara, marcha longtemps, et n’arriva finalement devant le Mikvéh, qu’à la nuit. Quand elle eut frappé à la porte, le gardien furieux d’avoir été réveillé, refusa de lui ouvrir et lui cria de s’en aller. La femme en larmes, resta là dans la nuit glaciale. Vers minuit, elle entendit le tintement de clochettes et le trot de chevaux. Elle vit alors arriver un grand traîneau, qui s’arrêta juste devant la porte du Mikvéh et duquel descendirent quatre femmes.
Celles-ci frappèrent à la porte, et le gardien qui leur ouvrit en les regardant d’un air effrayé, les invita à entrer. Auparavant elles prirent soin de faire entrer avec elles, l’épouse du Maguid. Toutes ensemble, firent alors l’immersion rituelle, et après le bain, elles raccompagnèrent l’épouse du Maguid jusque chez elle.
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