| Vivre avec Machia’h : Quand la science annonce Machia’h |
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| Magazine - Judaisme | |||
![]() Gérard Touaty / hassidout.org
En ce début de troisième millénaire, nous sommes les témoins d’un formidable bouleversement technologique où la science fait des avancées spectaculaires dans toutes les directions. Parmi tous ces progrès, le développement et la capacité d’usage de l’infiniment petit tiennent une place de choix. Aujourd’hui, on peut, par exemple, écouter plus de mille musiques confinées dans une petite plaquette aussi légère qu’un briquet. La parachath Nitsavim nous donnera une piste pour comprendre la portée de cette explosion scientifique.
Nos Maîtres ont établi un principe très simple quant au contenu d’une paracha : tous les différents sujets qui la composent ont tous un rapport entre eux et cela malgré leur diversité. Nous appliquerons cette règle pour deux thèmes de la parachath Nitsavim : l’unité et la délivrance messianique. L’unité est mentionnée dès le premier verset et la délivrance messianique apparaît un peu plus loin (sur plusieurs versets) avec la promesse divine du retour des exilés sur la terre d’Israël. Quel lien peut rapprocher ces deux thèmes ?
Malgré leurs différences Avant de le trouver, il nous faut revenir sur la manière avec laquelle est présenté, ici, le concept d’unité. Habituellement,
Au travers des quatre cycles
Le but de la venue du Machia’h est clairement défini par le Rambam dans les derniers mots de son œuvre encyclopédique, le Michné Thora : « …le terre sera remplie de la connaissance de D.ieu comme l’eau recouvre les océans ». Ce qui signifie que lors de sa venue, le Machia’h amènera toute l’humanité à la découverte et à la connaissance du Créateur. Or cette plénitude spirituelle ne peut être parfaite si elle n’affecte que le monde dans sa généralité. Par contre, si elle pénètre chaque détail de la création, c’est l’indice que D.ieu est connu et reconnu pleinement au travers des quatre cycles : le minéral, le végétal, l’animal et l’humain. C’est ce qui explique que l’avancée de la science, notamment dans la force et l’importance du détail, est un signe de la proximité messianique. On retrouve, en fait, cette idée dans la personnalité même du Machia’h et dans son action. Il se distinguera, expliquent nos Maîtres, par sa capacité à enseigner la Thora aux Patriarches et à Moché rabbénou, comme le souligne le Midrash, tout en se consacrant également aux pauvres (les détails de l’histoire) ainsi qu’il est écrit : « Il jugera les pauvres avec justice….. » (2). Socialement, le pauvre n’a pas de place dans les rapports humains. Il est exclu car il est considéré comme improductif psychologiquement et économiquement. Pourtant une société juive ne peut faire abstraction de lui. Là sera la grandeur du Machia’h : il parviendra à apporter le message divin à ceux que d’autres auront exclu de l’unité d’Israël. Gérard Touaty
Notes
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