Vivre une période de bouleversements est toujours une aventure. On l'a dit : avec les soubresauts de la finance et de l'économie mondiales, ce sont aussi bien des certitudes qui se sont, pour beaucoup, effondrées. C'est aussi une vision particulière d'un certain progrès matériel éternel vers des lendemains dorés pour le plus grand nombre qui a vu son estimation subir une brutale décote. Des conséquences sur les nations, les entreprises et les hommes, il est partout question et la morosité générale d'atteindre des niveaux inaccoutumés. Certes, libre à chacun de se réfugier dans une gamme de sentiments allant de la mélancolie à la sinistrose. Libre à chacun de choisir de mettre son esprit et son âme à l'unisson de ce qu'il perçoit du monde, comme en une unanimité de la grisaille. Mais n'existe-t-il pas un autre chemin ? (Lire la suite)
Il faut sans doute définir ce que devrait être cette voie différente. En premier lieu, elle devrait conduire à retrouver cette confiance indispensable à la vie collective et individuelle. En second lieu, elle ne saurait constituer sentier de fuite. En d'autres termes, elle ne peut pas être une voie d'oubli du monde ou de repli sur soi mais elle doit être voie d'ouverture et de conscience donnant tout à voir en rejetant au loin la tristesse ou le renoncement. D'une certaine manière, si le chemin existe, il doit être presque tout et son contraire… Cependant, un élément incontournable doit le caractériser. Il doit être marqué d'un sens absolu de la vérité. Sans elle, il ne serait qu'un essai parmi d'autres, bientôt abandonné comme les autres. Avec elle, il est à même de réconcilier ces contraires apparents. Reste à indiquer sa nature.
Et si l'étude de la Torah était la réponse. Sagesse Divine, éternelle par nature, d'une indépassable Vérité, d'une inépuisable profondeur. Ouverte sur le monde et ses interrogations matérielles, allant jusqu'au plus profond de l'homme et lui faisant redécouvrir, avec son humilité de créature, sa propre grandeur d'être pensant, elle est ce Texte aux facettes infinies qui donne, tout à la fois, message, sens et clé de décryptage. Ne semble-t-il pas manquer aujourd'hui comme une mise en perspective des choses ? Ne convient-il pas d'abord de l'entreprendre ? L'initiative n'en appartient-elle pas à chacun ? Peut-être est-il encore plus nécessaire à présent de redécouvrir l'héritage qui ne nous avait jamais abandonné ? Pas comme un retour en arrière ou un renfermement, comme une brillante et confiante avancée. Haim Nisenbaum (Vice président du Constoire de Paris, Porte parole du Beth Loubavitch) La Sidra de la semaine
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