contact

ilouil-nishmat-moule 

 HASSIDOUT.ORG 

EST HEUREUX DE VOUS INVITER  

DANS SON NOUVEAU SITE

Merci d'effacer de vos favoris l'adresse www.hassidout.org/sj


et de n'utiliser que l'adresse hassidout.org 

Accueil BETH HABAD
Magazine Kfar Habad : La révolution française des livres
Infos - International
Écrit par www.hassidout.org   
Vendredi, 22 Décembre 2017 13:44

 kfar

 

 

« Il faudrait réfléchir à la publication de ce recueil en français et surtout – dans la langue parlée au Maroc. » - Lettre du Rabbi, 19 Tamouz 5720 /1960

 

La révolution française des livres - Par ‘Haïm Guil

 

Celui qui se tient à la tête de la maison d’édition Kehot en France, le Chalia’h Rav Yossef Yits’hak Gorodetsky, directeur du Bureau Loubavitch Européen, raconte comment le Rabbi précédent et le Rabbi, chef de notre génération, ont guidé – jusque dans les moindres détails - son grand-père, le regretté Rav Binyamine Gorodetsky. Il y a 70 ans, alors que les ‘Hassidim demeuraient encore dans des camps de réfugiés en Europe, la publication de livres sous la responsabilité de Kehot se développa. Depuis, Habad a initié une véritable révolution en imprimant des livres juifs en français : ceux-ci ont servi à rapprocher et rapprochent encore de nombreux jeunes Juifs au judaïsme.

 

La saga de l’impression des livres Kehot en Europe

 

Les jeunes ne s’en souviennent peut-être pas mais, les premières années de l’arrivée du Rabbi précédent aux États-Unis et même les premières années où le Rabbi dirigeait Kehot, les livres de ‘Hassidout étaient imprimés en Europe.

 

C’est justement en Allemagne, ce pays imprégné du sang de millions de Juifs – que D.ieu venge leur sang – qu’a été imprimée la première édition du livre Likouté Torah du Admour Hazakène.

 

Pour comprendre comment cela s’est produit, nous avons interviewé celui qui dirige l’édition des livres Kehot en France, le Chalia’h Rav Yossef Yits’hak Gorodetsky, responsable du Bureau Loubavitch Européen, situé à quelques mètres de la célèbre Place de la République.

 

Après la guerre, de nombreux Juifs ont réussi à sortir de Russie et ont été hébergés dans des camps de Personnes Déplacées : l’un d’entre eux était situé à Pouking en Allemagne. Quand les ‘Hassidim parvinrent à contacter le Rabbi précédent, il leur demanda de s’occuper d’imprimer des livres. Effectivement, il y avait non loin du camp une imprimerie où, comparativement, les prix étaient moins chers qu’aux USA ou qu’en Terre Sainte avant 1948.

 

C’est dans cette imprimerie qu’ont été édités les livres de base de la ‘Hassidout Habad, les livres de prières, les ‘Houmachim et d’autres livres essentiels qu’on ne pouvait pas se procurer à l’époque. Le Rabbi lui-même s’impliqua énormément dans la préparation des livres - avec l’aide d’autres personnes comme Rav Nissane Mindel - et les envoyait en Allemagne pour les y faire imprimer.

 

Quand le Rabbi précédent fonda le Lichké (le Bureau Loubavitch Européen), la publication se déroula par son intermédiaire.

 

Comment votre grand-père en est-il arrivé à s’impliquer dans l’édition des livres Kehot en Europe ?

 

Au début de l’année 1947, le Rabbi précédent l’a convoqué en Ye’hidout et lui demanda de se rendre dans ces camps pour renforcer et donner du courage à ces réfugiés parmi lesquels se trouvaient des ‘Hassidim, surtout à Pouking en Allemagne et d’autres. (Ce camp avait été ouvert dans la région de Bamberg en 1946 et, à certaines périodes, il s’y trouvait jusqu’à 8000 personnes, hommes, femmes et enfants. Environ 200 enfants ont étudié dans les différentes « écoles » juives édifiées sur place tandis qu’environ 500 jeunes gens étudiaient dans les Yechivot Tom’hé Tmimim Loubavitch et Tsanz- Klausenbourg. Le camp fut fermé en 1949).

 

De Pouking, il reçut du Rabbi précédent l’ordre de se rendre en France pour se rendre compte de la situation des réfugiés sur place, pour aider à leur intégration, leur trouver un logement et du travail. Alors qu’il était là-bas pour remplir sa mission, il en rendait compte en détails au Rabbi précédent ; celui-ci lui adressa une lettre dans laquelle il lui confiait la mission principale de sa vie : prendre part à la reconstruction du judaïsme en Europe, Afrique du nord et Terre Sainte. Il le nommait son Fondé de pouvoir pour ces questions. Comme le Rabbi précédent connaissait son caractère, ses capacités d’organisateur et, surtout, sa soumission absolue et son attachement sans compromis, il le nomma pour être le prolongement de sa main par son dévouement pour la renaissance du peuple juif si durement frappé après la destruction terrible de la Shoah en Europe et la tyrannie du communisme en Russie.

 

Durant quarante années de suite (jusqu’à ce que son corps affaibli ne le lui permit plus de voyager aussi intensément), il voyagea pour fonder ou renforcer les communautés juives, les aider spirituellement et matériellement, grâce à l’aide d’organisations internationales qui récoltaient des fonds pour cela et avec lesquelles il entretenait de très bonnes relations.

 

En parallèle à son travail au Lichké – qui, de fait, centralisait toutes les activités de ‘Habad-Loubavitch en Europe, Afrique et Asie – il fut nommé par le Rébbéim membre des institutions fondées par le Rabbi précédent aux États-Unis : Agoudat Hassidé Habad, Mercoz Léinioné Chinuch et Ma’hané Israël.

 

Durant toutes ces années, mon grand-père s’impliquait personnellement à créer des centaines d’institutions de Torah et de bienfaisance, des institutions éducatives, dans tous les pays et les villes où il se rendait ou avec lesquelles il avait un contact. En même temps, il rendait compte de ses activités constamment aux Rébbéim et recevait d’eux des instructions détaillées comment les faire progresser, où créer de nouvelles structures, comment les agrandir etc. C’est ainsi qu’il a ouvert, l’une après l’autre, les écoles du réseau Ohalé Yossef Yits’hak Loubavitch en Terre sainte et en Afrique du nord. Des branches de la Yechiva Tom’hé Tmimim Loubavitch, des écoles Beth Rivka pour les filles, des écoles professionnelles à Kfar Habad, des quartiers et des villages en Terre sainte…

 

Les fruits de ses efforts constants sont, grâce à D.ieu et grâce aux forces que les Rébbéim lui ont prodiguées, visibles dans toute la France et dans d’autres pays européens, en Afrique du nord et en Terre sainte. Il consacra toute sa vie à ces institutions, délaissant son confort personnel pour se dévouer corps et âme à sa mission. Ces fruits continuent de se développer et ont engendré des générations et des générations jusqu’à aujourd’hui, près de 70 ans depuis la fondation du Lichké.

 

Les directives du Rabbi

Donc le « Lichké » a été créé. Comment a été créée la branche des Livres Kehot au Lichké ?

 

Dès que le Rabbi et la Rabbanit sont arrivés « de l’autre côté du globe terrestre » (aux États-Unis) le jour festif du 28 Sivane 1941, Rabbi Yossef Yits’hak a placé son gendre (notre Rabbi) à la tête des principales institutions : Mercoz Leinyonei Chinuch, Ma’hané Israël et la maison d’édition Kehot qui venaient d’être créées. A cette époque, l’impression de nombreux livres de Kehot s’effectuait en Europe. C’est ainsi qu’on se mit à envoyer des livres, des fascicules, des livres de prières et autres depuis les États-Unis aux ‘Hassidim qui sortaient de la « Vallée de Larmes » et se trouvaient dans les camps de réfugiés dans différents pays européens. Rav Gorodetsky s’occupait directement de tout cela comme le prouvent les lettres qui ont été publiées à ce sujet.

 

Dans une lettre datée du 13 Sivane 1947, le Rabbi écrit au regretté Rav Nissane Némanov : « Un grand merci pour l’avis de réception d’un paquet d’écrits de ‘hassidout et les deux paquets de Sidourim (à part celui qu’a envoyé Rav Binyamine Gorodetsky, qu’il vive longtemps). Je suis cependant étonné car depuis un certain temps, nous avons envoyé bien plus de paquets, directement à l’adresse du camp ou à la caserne et à Prague ». Dans une lettre datée du 7 Mena’hem Av 1947, le Rabbi écrit au M. Bravman (qui était responsable et qui dirigeait l’impression des livres de ‘Hassidout au nom de Kehot en Allemagne de 1947 à 1951 : cette année-là, le prix des envois avait augmenté parce que la monnaie allemande avait commencé à remonter. Il monta alors en Terre Sainte, pour s’installer à Kfar ‘Habad suivant en cela la directive du Rabbi). Le Rabbi lui écrivait que, pour toutes les dépenses impliquées, qu’il s’adresse directement à Rav Binyamine Gorodetsky : « … J’ai averti Rav Gorodetsky que, s’il lui demande, qu’il lui donne de quoi couvrir les frais de l’impression à hauteur de 500 Marks par mois, sous ma responsabilité. Au besoin, qu’il s’adresse directement à lui et il s’exécutera certainement immédiatement. Il ne fait pas de doute qu’il diminuera autant que possible les frais (à condition que cela n’entame en rien la beauté des livres) car il agit avec dévouement… ».

 

Dans une lettre datée de la Fête de la Libération, Youd Tet Kislev 1947 qu’a écrite notre Rabbi à Rav Chalom Mendel Kalmenson, nous voyons que les directives en rapport avec l’impression des livres passaient par Rav Binyamine Gorodetsky : « Certainement il a déjà reçu toutes les directives concernant l’impression du Choul’hane Arou’h du Admour Hazakène que j’ai transmises à Rav B. Gorodetsky. Le lendemain, le 20 Kislev, le Rabbi écrit directement à Rav B. Gorodetsky : « Ci inclus le Kountrass pour Youd Tet Kislev qu’on vient d’apporter de l’imprimerie. Qu’il m’assure l’avoir bien reçu. Certainement il en fera profiter de nombreuses personnes de la façon qui convient le mieux. Les fonds concernant l’école sont certainement déjà parvenus, qu’il agisse au mieux le plus vite possible. Je le remercie de me faire parvenir le décompte détaillé des dépenses. Qu’il me rapporte aussi ce qui se passe au sujet de l’impression : connait-il peut-être quelques détails ? Il a certainement envoyé au M. Bravman qui s’occupe de l‘impression du Choul’hane Arou’h et il lui enverra comme je lui en ai parlé ici, Torah Ohr et Likouté Torah (avec les notes). Merci de publier la lettre de mon beau-père le Rabbi à propos de…. Avec la bénédiction de la Fête de la Délivrance… ».

 

La branche principale des Éditions Kehot se trouvait bien sûr dans les bureaux du Lichké à Paris. En plus de l’édition de livres de ‘hassidout en hébreu ou en Yiddish (la langue dans laquelle ces paroles avaient été prononcées), le Lichké commença à publier des livres sur le judaïsme, la Torah et les Mitsvot en français. Ce travail se poursuit avec encore davantage d’intensité, avec toutes les autres actions du Lichké, avec un grand succès jusqu’à aujourd’hui.

 

En plus de la création d’institutions à Paris, Rav B. Gorodetsky était, en sa qualité de Fondé de pouvoir, le représentant de ces institutions centrales mentionnées plus haut qui avaient été créées de l’autre côté de l’océan. C’est ce qu’on peut comprendre d’une lettre datée du 28 Mena’hem Av 1947 et adressée à « Comité des écoles Beth Rivka et pour les besoins de l’impression en Europe dépendant du Mercoz Léinyoné Chinuch… En ce moment, on ne voit pas la possibilité de continuer notre appui financier. En plus de ce que j’ai déjà promis à Rav B. Gorodetsky dans le passé, il faudra s’efforcer d’obtenir des fonds sur place : salaires pour les cours, dons de particuliers, appels à la Tsedaka (aussi dans les synagogues) en Eloul et Tichri après une préparation appropriée ».

 

Comme le Rabbi dirigeait la publication des livres Kehot et mettait en pratique les directives du Rabbi précédent, il envoya plusieurs lettres à Rav B. Gorodetsky, avec des instructions précises ; parfois aussi des explications sur ces directives quand elles n’avaient pas été bien comprises. Ainsi par exemple le 5 Chevat 1948 : « Il se plaint de ne pas bien comprendre et de ne pas assez connaitre ce qui touche à l’imprimerie et il ne comprend pas le sens de la démarche. Mon beau-père le Rabbi insiste pour que soit publié là-bas au plus vite, outre le Tanya et les livres du Admour Haémtsaï, aussi le Choul’hane Arou’h, le Likouté Torah, Torah Ohr et Pisské Dinim. M. Bravman écrit avoir besoin encore d’au moins 1500 maintenant. C’est pourquoi je lui demande de lui procurer au moins mille et j’espère que nos émissaires pourront en transférer un maximum de là-bas – si on se hâte de lui faire parvenir les moyens et les livres pour que M. Bravman fasse imprimer ». De même dans une lettre datée du 22 Mena’hem Av 1953 : « J’ai bien reçu ses lettres datées du 14 et du 15 Mena’hem Av avec ce qu’elles contenaient. Un grand merci pour les bonnes nouvelles dans sa deuxième lettre : enfin nous avons gagné ! J’espère très fortement qu’avec le temps, même les détails qui n’ont pas encore été pris en compte seront réglés et j’attends de bonnes nouvelles.

 

En ce qui concerne la demande de Rav… à propos de certains articles et d’histoires recopiées de « Conversations avec les Jeunes » etc., je me fie à son discernement pour juger cette affaire localement ; s’il trouve opportun de le leur permettre (si, bien sûr, leur publication est orthodoxe etc.), il leur demandera certainement une lettre officielle attestant pour chaque article que c’est publié grâce à l’autorisation du Mercoz, comme cela s’est déjà produit plusieurs fois dans d’autres pays ».

 

Dans le cadre de cette mission, nous voyons aussi que c’est lui qui eut la responsabilité d’imprimer et publier des livres en Terre Sainte ; il avait aussi le soin de choisir ceux qui avaient la charge de vendre sur place etc. Le Rabbi lui conseilla aussi de rester en contact avec les imprimeries et les instituts de recherche en Torah qui publient des livres et des fascicules etc. et de leur demander d’envoyer à l’adresse de sa bibliothèque tout ce qu’ils produisent. En retour, Kehot leur enverra ses livres, selon leur demande.

 

Dans une lettre datée du 19 Sivane 1955, le Rabbi précise que tout doit être effectué dans l’ordre ; en ce qui concerne la diffusion de livres imprimés, en Europe en général et en France en particulier, tout est confié au Lichké de Paris qui est dirigé depuis New York : donc, pour toutes les questions relatives à cela, il faut s’adresser exclusivement au Lichké de Paris.

 

A l’occasion du 200ème anniversaire de la Hiloula du Baal Chem Tov, nous trouvons une directive spéciale dans une lettre datée du 19 Tamouz 1960 : « Il lui a été envoyé un recueil du Baal Chem Tov en Yiddish qui a été imprimé ici ; un autre exemplaire sera imprimé en Terre d’Israël en hébreu dans les prochains jours. Il serait bon de réfléchir à imprimer ce recueil en français, surtout dans la langue parlée au Maroc. Le contenu serait particulièrement actuel pour nos frères juifs sefarad et, comme il s’y rendra, il aura sûrement l’occasion de se renseigner à ce sujet. Bien entendu, pour cela il faut non seulement quelqu’un qui écrit mais aussi quelqu’un qui pourra distinguer la justesse de ce qui est écrit (Il y a quelque temps, Rav A. Zimmer a écrit quelque chose en arabe et, après, il s’est avéré que cela ne correspondait pas vraiment au Maroc parce qu’on y parle un dialecte différent).

 

On voit aussi que le Rabbi demande d’accélérer l’impression du Tanya avec traduction en français et, dans une lettre datée du 12 Iyar 1967, il demande de s’intéresser quant à la possibilité de présenter un stand de livres Kehot (avec des disques donc de la musique) dans les expositions de livres, juives et même non-juives.

 

A l’approche du jour lumineux de Hé Tévet, avec la victoire des livres, pouvez-vous nous exposer quels sont les nouveaux livres en français ?

 

Nous essayons de prolonger ce travail, même aujourd’hui près de 70 ans après, en suivant les lignes précises tracées par nos Rébbéim. Déjà à l’époque, les livres imprimés ici en Europe étaient envoyés aux États-Unis, en Israël et dans le monde entier.

 

Actuellement, D.ieu merci, il existe des imprimeries et des prix intéressants en Amérique et en Israël. Les livres en anglais et en hébreu y sont donc imprimés. Mais l’impression et la diffusion de livres de Torah et ‘Hassidout en français reste l’apanage de notre maison d’édition.

 

Nous restons à l’affut de livres parus dans d’autres langues et, s’ils présentent un intérêt évident en France, nous nous efforçons de les faire traduire en français.

 

Nous voyons dans cette diffusion de livres un outil essentiel pour répandre les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur : que ce soit des livres de prières, des ‘Houmachim, des livres de base du judaïsme, le Tanya et les livres de base de la ‘Hassidout ainsi que les livres d’histoires de nos Sages et de récits pour les jeunes, nous parvenons ainsi à véhiculer les valeurs essentielles du judaïsme.

 

On sait qu’une des Dix Campagnes est celle de « Maison remplie de livres ». Nous nous efforçons d’aider les membres de la communauté Loubavitch ainsi que les émissaires du mouvement à remplir les bibliothèques de chaque maison juive en France ou d’autres pays francophones avec des livres de base.

 

En accord avec les directives du Rabbi comme quoi les livres saints doivent être proposés à des prix à la portée de tous, nous nous efforçons de maintenir les prix les plus bas. Les livres de Kehot ici sont parmi les plus bas par rapport aux autres livres juifs – même en tenant compte des frais d’envoi etc.

 

Il y a quelques années, vous avez publié un best-seller sur la vie du Rabbi. D’où est venue l’idée ?

 

C’est effectivement très intéressant. A l’occasion de la 20ème Hiloula (le 3 Tamouz), le monde entier a ressenti le besoin d’une biographie du Rabbi. Aux États-Unis, on a eu le livre de Yossef Telushkin et, en Israël, le livre de Rav Adin Even Israël (Steinzalz) et d’autres.

 

Ici en France, nous avons confié le travail à M. Chabtaï Coën et cette œuvre remarquable, à peine sortie de l’imprimerie, a été vite épuisée. Nous avons été obligés de sortir une deuxième édition. Le livre « De Nikolaïev à Brooklyn » a connu un franc succès et a été lu dans toutes sortes de milieux qui, pour la première fois, ont eu une image  d’envergure de la stature du Rabbi : sa vie, son œuvre, son enseignement, les idées qu’il a inculquées au peuple juif, sa conduite de la communauté et l’impulsion qu’il a donnée à la génération… Nous continuons de recevoir des réactions et des lettres de remerciement pour ce livre exceptionnel.

 

A l’ère des réseaux sociaux et des média électroniques, cela vaut-il encore la peine d’investir dans les livres ?

 

En guise de réponse, je vais vous raconter ce qui se passe dans les coulisses, une histoire incroyable :

 

Un Juif aisé, proche de Loubavitch, m’a écrit qu’il voudrait sponsoriser une des Campagnes du Rabbi et m’a demandé comment le faire. Je lui ai proposé un rendez-vous et, quand je l’ai rencontré, je lui ai fait remarquer que la toute première campagne du Rabbi portait sur les Tefilines. Depuis – et cela fait sept ans maintenant – ce donateur subventionne des paires de Tefilines pour quiconque s’engage à les mettre chaque jour !

 

Mais il ne s’est pas arrêté là. Un an après, il m’a écrit à nouveau : il voulait sponsoriser encore une autre Campagne ! Je lui ai suggéré la Campagne de Mezouza et il a décidé de couvrir la moitié des frais d’achat de Mezouzot neuves et tous les frais de vérification des Mezouzot déjà existantes. C’est un exemple parmi d’autres d’un Juif qui s’est approché de nous grâce aux livres. Et, comme lui, il y en a beaucoup d’autres qui participent aux Campagnes du Rabbi et aident au financement des activités du Lichké grâce aux livres imprimés par nos soins.

 

Voici encore une autre histoire incroyable racontée par Rav Gorodetsky :

 

Un autre Juif confortablement installé est parvenu à notre adresse de la même façon. Le fait est que je ne l’ai encore jamais rencontré ! Nous correspondons uniquement par e-mail. Il m’a envoyé une liste de livres qu’il voulait commander. Mais… il demandait que ces livres soient envoyés dans des Baté Habad et des synagogues en France ! Sa liste comprenait des livres comme le Tanya, Si’hot, Pirkei Avoth et des livres d’histoire pour enfants et adultes. Pour les livres de lecture, il choisit à quels Baté Habad les envoyer tandis que les Tanya, il choisit de les envoyer dans des synagogues qui ne sont pas Loubavitch. Cela fait déjà deux ans que nous le faisons et, maintenant, il n’existe pratiquement aucune synagogue de Paris, Lyon, Strasbourg ou Marseille où il ne se trouve pas un Tanya traduit en français ! Et jamais je n’ai rencontré ce Juif !

 

D’ailleurs, pour continuer le récit précédent qui a commencé il y a sept ans : ce même Juif qui se passionne pour les Campagnes du Rabbi a commandé deux cents sets de livres Otsar Likouté Si’hot (publiés pour les étudiants de Yechivot en Israel, sous la direction de Rav Moché Chilat de Jérusalem). Pourquoi ? Pour les distribuer aux Chlou’him (émissaires du Rabbi) dans toutes les villes de France afin qu’ils organisent des réunions avec les Rabbins locaux et les Grands-Rabbins consistoriaux – ce qui a amené à une diffusion éclatante des sources de la Hassidout en France.

 

De fait, la France est un pays où les livres sont énormément appréciés. Il existe même une coutume qui veut que, quand on part en vacances, chacun s’achète un livre à emporter ; les média interrogent les hommes politiques et autres personnalités pour savoir quel livre ils vont lire cet été. Si le président choisit un certain livre, celui-ci devient très vite un best-seller ! C’est quelque chose qui est ancré dans la vie du pays et la culture française. Les Français ont un rapport très particulier à l’écriture et il n’est donc pas étonnant que nos livres qui sont des livres de qualité se vendent en très grandes quantités.

 

Pour résumer, Kehot à ses débuts diffusait « Conversations avec les Jeunes ». ces livres-là sont-ils encore demandés ?

 

Comme je l’ai signalé, Kehot en France a, au fil des années, commencé à faire traduire des livres publiés auparavant en anglais aux États-Unis. Un des livres qui ont rencontré le plus de succès, c’est Conversations avec les Jeunes. Le Rabbi l’avait commencé en anglais (« Talks and Tales ») puis cela a été traduit en français et imprimé ici. Dès 1952 ou 1953, cette diffusion a commencé, jusqu’en l’an 2000.

 

A part les magazines qui ont été vendus en leur temps et les livres dans lesquels ils ont été reliés par la suite, il y avait 5000 abonnés ! Nous avons arrêté la diffusion en 2000 car nous n’avions plus de matériau à traduire. Rav Nissane Mindel qui était responsable de cette publication avait arrêté avant le 27 Adar 1992.

 

Je ne me souviens plus exactement en quelle année, sans doute en 1990 ou 1991, quelqu’un d’Amérique du sud qui voulait éditer ces magazines dans sa langue en avait demandé la permission au Rabbi. Le Rabbi avait répondu qu’il devait en discuter avec mon grand-père.

 

A cette époque, le magazine ne sortait qu’une fois tous les deux mois et non pas comme en anglais, tous les mois. Nous avions donc continué d’éditer Conversations avec les Jeunes même après que Rav Nissane Mindel ait arrêté – jusqu’en l’an 2000. Inutile de signaler qu’après que nous ayons arrêté, nous avons reçu de nombreuses lettres de protestation des anciens abonnés et des Baté ‘Habad, des écoles et autres institutions qui appréciaient beaucoup le magazine. Celui-ci avait contribué à rapprocher de nombreuses personnes à la Torah pendant des dizaines d’années. Même le comptable qui travaille chez nous depuis 45 ans nous a raconté qu’il s’est rapproché de la Torah grâce à ce magazine. Enfant, il avait une fois été dans une synagogue pour la Bar Mitsva d’un de ses amis. Là il avait trouvé le magazine, l’avait emporté à la maison, l’avait lu et avait été enthousiasmé ; il voulait s’abonner pour recevoir encore des magazines de cette qualité et, petit à petit, il est devenu de plus en plus pratiquant au point qu’il est maintenant le père de plusieurs Chlou’him en France ! Et il n’est pas le seul à s’être ainsi investi ! Ce sont des dizaines et des centaines de jeunes qui ont ainsi appris leur judaïsme grâce à cette publication !

 

Le fait que ce magazine n’a pas été publié durant quelques années n’a pas empêché la diffusion de la ‘hassidout. Le regretté Rav Raphaël Wilchansky qui faisait partie de l’équipe du Lichké sous la direction de mon grand-père était responsable de cette publication. Il écrivit au Rabbi et c’est publié dans Igrot Kodèch, qu’un mois, il n’avait pas réussi à traduire et publier le magazine parce que le magazine en anglais avait pris du retard. Le Rabbi répondit qu’il n’y avait pas de problème si le magazine paraissait après les fêtes carla date n’avait pas d’importance puisque le message du judaïsme est éternel. Quand nous avons constaté que nous n’avions plus rien à traduire, nous avons édité des livres qui reprenaient les rubriques de Conversations Avec les Jeunes et ces livres ont eux aussi connu un énorme succès. Qui sait combien de Juifs se sont rapprochés de la Torah grâce à eux ?

 

Aujourd’hui, ce magazine n’existe plus mais, D.ieu merci, tous les Chlou’him, tous les Baté Habad diffusent la Sidra de la Semaine ainsi que d’autres fascicules. C’est vrai, ce n’est plus la même chose, ce n’est pas comparable à Conversations avec les Jeunes qui était sous la responsabilité du Rabbi mais telle est l’évolution de la diffusion de la Hassidout en France.

 

Comme toutes les autres maisons d’édition, Kehot imprime un catalogue et le met en ligne. Un coup d’œil sur le catalogue suffit à vous impressionner pour la quantité de livres, y compris les nouveaux, qui sont disponibles. Par contre, les prix restent modérés par rapport à d’autres livres en français. Comme on l’a dit, les Français, surtout en France, attachent une grande valeur aux livres et nos publications atteignent un public beaucoup plus vaste que la simple communauté Habad ou même la communauté juive !

 

 Les livres de Kehot France sont en vente à Kfar Habad, Jérusalem et Natanya.

 

Traduction d'un article publié dans le magazine « Kfar 'Habad » n°1735 - Chabat Vayigach - Hé Tévet 5778 / 2017

 
 

paiement0  anash

 

 

3tamouz574-ecrire 

 

 

 

arazim

 


generale-140 140

 

חסידות.אורג   

 

 

 

TEXTES KODECH

Hassidout
 Admour Hazaken
 Admour Hemtsahi
 Tsemah Tsedek
 Rabbi Maharach
 Rabbi Rachab
 Rabbi Rayats

 LE RABBI

 

http://www.otzar770.com/img/home/logo_english.gif
 
haoros
 
sihot-audio
 
 
Textes de Niglei
 Tana'h
 Michna
 Talmud
 Rambam
Choulhan Arouh
 Admour Hazaken
 Kitsour
Textes de Kabbale
 Zohar Brith Milah
 Sifrei Kabbala
 

A TELECHARGER
HEBREU
DVAR.MALHOUT

Etude du Rambam
Moré Chiour 5778
Etude quotidienne du Choul'han Arou'h Harav
Chir Lamaalot

 

 חסידות.אורג

FRANCAIS
lasidra-violet
Liste produits cachers Consistoire
 La Mezouza
 Les Tefilines
Guide des bénédictions
Maamar bar Mitsva

Calculer sa date anniversaire hébraïque

 

Iguerot Kodech en français