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Écrit par www.hassidout.org
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Mercredi, 04 Janvier 2012 18:46 |
Par Serge Golan/Hamodia

Dans la guérilla sans fin que les défenseurs des animaux mènent contre l’abattage rituel, les premiers viennent de remporter une petite bataille. Un décret publié le 28 décembre au Journal officiel stipule en effet que les abattoirs pratiquant l'abattage rituel devront obtenir à compter du 1er juillet 2012 une autorisation préalable du préfet. A priori rien d’inquiétant pour les professionnels du casher et du hallal. Mais la nouvelle réglementation réduit en réalité leur marche de manœuvre, leur interdisant de procéder à un abattage rituel avant d’avoir reçu une commande effective. Selon le décret n° 2011-2006 et l'arrêté du 28 décembre 2011, les abattoirs qui pratiquent l'abattage rituel ne pourront ainsi le faire que « si le système d'enregistrement mis en place permet de vérifier que l'usage de la dérogation correspond à des commandes commerciales qui le nécessitent ». La demande d'autorisation devra être adressée au préfet du département du lieu d'implantation de l'abattoir, qui disposera d'un délai de trois mois à compter de la réception complète du dossier pour statuer sur la demande. Concrètement, ce sont désormais les pouvoirs publics qui décideront de l’opportunité de permettre à un abattoir de pratiquer l’abattage rituel. Lire la suite
Une mesure défendue par les militants de la cause animale qui dénoncent une généralisation de l’abattage sans étourdissement préalable. La nouvelle procédure est en tout cas saluée par la Fondation Brigitte-Bardot (FFB), très en pointe. « Pouvoir justifier qu'un abattage rituel correspond à une commande spécifique est un point important car, actuellement, la plus grande partie des viandes issues de ce type d'abattage se retrouve dans les circuits classiques sans aucune indication pour les consommateurs », explique ainsi Christophe Marie, porte-parole de la FBB. « Ces textes vont dans le bon sens, mais restent très insuffisants car les conditions mêmes de l'abattage rituel sont inacceptables. Il est impératif d'insensibiliser les bêtes avant de les égorger, c'est un minimum (…). Le gouvernement ne remet pas en cause cette pratique ». Mais c’est ainsi que de votes au parlement européen en passant par les campagnes de communication efficaces, les adversaires de l’abattage rituel ont réussi à en faire un droit dérogatoire, accordé « par faveur » aux Juifs et aux Musulmans. C’est le principe même de la guérilla : d’escarmouches en combats isolés, c’est ainsi que se bâtissent les grandes victoires…
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