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Entre 500 et 1 000 personnes sont allées courir ou marcher, ce matin à Neuilly, pour demander la libération du soldat franco-israëlien Guilad Shalit, 22 ans, détenu dans la bande de Gaza depuis deux ans.
Cette course en blanc, qui a eu lieu sous une légère neige, était organisée par le maire (DVD) de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromantin, et le réalisateur Elie Chouraqui. «J'ai décidé d'organiser cette course suite à ma rencontre avec Noam Shalit, le père de Guilad», a expliqué Jean-Christophe Fromantin, en ajoutant que ce dernier «abordait cette situation avec tellement de sérénité, de calme, de distance». «C'est un vrai message de paix». Pour le maire de Neuilly, «sur ces sujets, il y a besoin en permanence de secouer l'opinion».
Le réalisateur Elie Chouraqui, qui a réalisé un clip sur ce sujet, a jugé que Guilad Shalit était «un otage, comme dans le cas d'Ingrid Bétancourt». Le chanteur Patrick Bruel, présent à l'arrivée de cette course, a relayé le même message: «Il faut réveiller les consciences sur ce dossier, comme pour Florence Aubenas ou Ingrid Bétancourt. Il n'était pas soldat, mais faisait son service militaire. La nuance doit être faite». M. Fromantin a appelé à ce que, «tous les dimanches en France, une mairie prenne le relais».
L'ancien opposant de M. Fromantin, Arnaud Teullé (UMP), était présent. Jean Sarkozy, conseiller général UMP des Hauts-de-Seine et fils du président, a également fait une courte apparition.
Gilad Shalit a été enlevé à la lisière de la bande de Gaza en juin 2006 par trois groupes palestiniens, dont l'un relevant du Hamas. Le mouvement islamiste, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, exige la libération de centaines de prisonniers palestiniens en échange du soldat. Des négociations ont été entamées par l'entremise de l'Egypte bien que rien n'indique que cet otage soit toujours en vie. Une nouvelle journée de mobilisation, nationale cette fois, est programmée le 14 décembre, à Strasbourg, Lyon et Marseille.
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