Adobe Flash Player non installé ou plus vieux que 9.0.124!
Ce ne sont pas deux, comme il avait été initialement indiqué, mais neuf cocktails Molotov qui ont été lancés dimanche soir contre un centre communautaire juif et une synagogue à Saint-Denis.
Neuf cocktails Molotov ont été lancés dimanche soir contre le centre communautaire juif Ohr Menahem et la synagogue à Saint-Denis (Seine-Saint -Denis), dont deux ont pénétré et provoqué un début d'incendie dans la cafétéria, a précisé, lundi 12 janvier, à l'AFP le parquet de Bobigny. Ce sont "neuf engins" qui "ont été lancés au total, quatre sur la façade, deux à l'intérieur et trois sur un toit-terrasse", selon la source, alors que jusqu'ici, la préfecture avait évoqué l'utilisation d'un, puis deux cocktails Molotov. Enquête ouverte en Seine-Saint-Denis
Une enquête pour "destruction et dégradation par l'effet d'une substance incendiaire ou explosive" sur un bien "à raison de la religion" de ses propriétaires ou utilisateurs, faits passibles de 20 ans de prison, a été ouverte par le parquet et confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis. L'"association de malfaiteurs" est également retenue à ce stade de l'enquête. La synagogue du centre communautaire, situé rue Emile-Connoy, où le rabbin et plusieurs personnes étaient réunies pour un office dimanche soir, n'a pas subi de dégâts. Seule la cafétéria attenante a été touchée : une vitre a été brisée et un mur noirci, "peu avant 22h30", selon la préfecture. Un témoin "habitant à proximité a vu plusieurs personnes s'enfuir", a indiqué la source judiciaire.
Appel à manifester
La préfecture a reçu lundi après-midi des représentants de la communauté juive en Seine-Saint-Denis pour leur présenter les mesures de renforcement de protection des édifices dans ce département, et notamment les deux synagogues de Saint-Denis. Dimanche soir, le président du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme Sammy Ghozlan avait accusé le maire de porter une part de responsabilité dans cette agression. "Ce que nous redoutions est arrivé", a déclaré Sammy Ghozlan, qui avait demandé mercredi au préfet d'interdire une manifestation de solidarité avec la population palestinienne organisée par la mairie (PCF), et qui a réuni jeudi une centaine de personnes. Le maire, Didier Paillard, a condamné "avec la plus grande fermeté" cette attaque "intolérable" et appelé les habitants de Saint-Denis à "exprimer leur condamnation" à 18h00 devant l'édifice, "après concertation avec les responsables de la communauté juive de Saint-Denis". "Faire le lien" entre la manifestation et l'attaque du centre communautaire est un "amalgame odieux" et une "manipulation inacceptable", a-t-il écrit en "réaffirm(ant) son rejet total de l'antisémitisme, du racisme et de toute forme de xénophobie".