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FRANCE - Banlieues -
Neuilly
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Lundi, 22 Juin 2009 17:37 |
Texte envoyé par David Zaoui
Vie et vérité ne vont pas toujours de concert. Le monde dans lequel nous évoluons est qualifié dans le Zohar de "Monde du mensonge". Les pires contrevérités y ont la part belle : D.ieu qui est partout, n'est visible nulle part ; "bien mal acquis" semble parfois "bien" profiter et on ne voit pas toujours de façon évidente comment le meilleur est gagnant, etc. Le monde de l'au-delà, d'après la mort, le Gan Eden, est appelé par la même source le "monde de vérité". Les âmes y jouissent de l'illumination divine, chacun de nos actes y trouve sa juste rétribution. Le seul problème est que, là-bas ou plutôt là-haut, on ne vit plus. Il est vrai qu'on "existe", mais les qualités nécessaires à qualifier cette existence de "vie" ne sont plus là. On ne peut plus se développer et croître comme de son vivant. On n'est plus investi d'une mission dont l'accomplissement prodiguera plénitude et bienfaits. On est là à profiter. On est au Paradis comme des rentiers du sublime. Par contre, ici-bas, nous sommes tels des ouvriers dont la tâche est de créer cette lumière sublime. Ainsi se définit la Vie : créer de la lumière dans ce monde, ce monde matériel. Faire reculer les limites du mensonge et rétablir la vérité divine. Pour cela nous évoluons corporellement sur cette planète et nous accomplissons les Mitsvoth - les Commandements que D.ieu a prescrit dans ce but. (Lire la suite)
Une question revient souvent : le Rabbi de Loubavitch MhM qui a façonné notre génération dans ce qu'elle a de plus brillant, lui qui a toujours consacré chaque souffle à amener la Vie à autrui, le Rabbi est-il mort il y a 15 ans, un jour d'été ? Lui dont on a dit, avec ses propres encouragements, qu'il est le Machia'h. Celui qui, au terme de l'exil du Peuple Juif, rétablira l'autorité et la clarté divine sur terre. Le Rabbi est-il bien mort ? Ou rêvons-nous ? Les yeux voient mais le coeur ne croit pas. Les yeux voient mais l'esprit n'accepte pas. Le Talmud, Traité Taanit, nous dit que "Yaacov Avinou - notre père Jacob, n'est pas mort". Les yeux ont vu l'embaumement, l'enterrement, l'éloge funèbre, mais il n'est pas mort. Pas du tout. Comment le Talmud prouve-t-il cela ? Avec un verset de la Torah. Lorsque l'on est perdu et désorienté. Lorsque nos yeux ne nous sont plus d'aucun secours, nous nous servons de repères extérieurs. Boussole, compas, radar, phare … Dans l'obscurité de l'exil, la Torah est notre phare, notre boussole. Lorsque l'on est plongé dans le doute, il faut donner la préséance aux yeux de la Torah sur les yeux charnels. Le Rabbi continue de nous éclairer de façon directe et sans intermédiaire. Non pas autant qu'avant mais bien plus qu'avant. Innombrables sont les témoignages de ceux qui, dans la période actuelle, ont reçu des réponses et des bénédictions du Rabbi, sans aucune équivoque (comme après avoir adressé une lettre par le biais d’Igroth Kodech ou sur le Ohel). Le Rabbi est présent. Vivant. C'est indéniable bien qu'incroyable. C'est indéniable bien qu'incompréhensible. Mais c'est bien.
En vérité, la question qui doit nous empêcher de dormir n'est pas le degré de vie du Rabbi. C'est le degré de notre vie. Sommes- nous porteurs de cette "Vie" dont on a parlé plus haut ? Avons nous dévoilé cette étincelle divine qui fait vibrer notre âme ? Avons nous atteint l'objectif que le Rabbi nous a fixé ? C'est lorsque l'on retire l'allumette de la bougie que l'on voit si la flamme de celle-ci monte d'elle-même. Nous savons que notre flamme est issue du Rabbi, mais la faisons nous briller d'une intensité digne de sa source ?
Guimel Tamouz, le 3ème jour du mois hébraïque de Tamouz (cette année Jeudi 25 Juin), date à laquelle le Rabbi s'est caché à nos yeux, est le cadeau du Rabbi au Peuple Juif. C'est le jour qui nous investit des forces nécessaires à briller de nous-mêmes, à dévoiler le divin qui est en nous dans toute sa force, à faire écho au Rabbi. Sachons célébrer ce jour comme il se doit. Soyons, nous aussi, des "allumeurs de réverbères", des ouvriers de la lumière, en faisant encore plus et encore mieux les Mitsvoth. Prenons la résolution de nous renforcer dans l'étude de la Torah - en particulier dans les textes traitant de la venue de Machia'h - afin que nos yeux s'ouvrent et qu'enfin nous puissions voir ce que D.ieu attend de nous montrer : la Délivrance.
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