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ISRAEL -
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Samedi, 08 Mai 2010 20:57 |

Désireux d'atteindre de nouvelles "niches" économiques, les fonds d'investissement commencent à s'intéresser au secteur orthodoxe. C'est le cas des fonds Excellence Nessuah dit "casher" car ils financent uniquement des activités qui se conforment aux règles de la loi juive (halakha). "Nous avons pris conscience du poids économique des haredim. Le secteur a été longtemps sous-estimé à cause de la faiblesse de ses investissements", explique Meïr Mazoz, le directeur-général des fonds Nessuah. "Comme tous les foyers, les familles orthodoxes mettent aussi leurs économies de côté, que ce soit pour le mariage de leurs enfants ou pour l'achat d'un appartement."
Certificats de casheroute Pour l'homme d'affaires, il faut dépasser le stéréotype d'un secteur orthodoxe pauvre qui ne comprendrait rien au libéralisme. "Aujourd'hui, une grande partie de la population haredi occupe des fonctions dans le secteur high-tech, des assurances, de l'architecture, des cabinets d'avocats. Il y a beaucoup d'opportunités à saisir dans les affaires dites "casher"", assure-t-il. L'émergence des fonds casher s'explique par plusieurs facteurs : "Nombreux sont ceux qui ont perdu leurs économies lors de la crise financière mondiale. Ils ont alors commencé à chercher des voix alternatives", explique Meïr Mazoz. Depuis deux ans le Badatz, l'organisme qui délivre les certificats de casheroute, a déjà approuvé plusieurs fonds d'investissement. A la tête de près de 50 milliards de shekels, Excellence Nessuah a obtenu un certificat de casheroute pour cinq de ses fonds qui respectent la halakha. Par SHARON WROBEL - Jpost
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