Une information, démentie il y a quinze jours par les autorités saoudiennes, est reprise aujourd’hui par certains médias. Elle indique que l’Arabie Saoudite aurait ouvert son espace aérien à l’armée de l’Air israélienne. L’éventualité d’une offensive militaire contre les installations nucléaires iraniennes pourrait se préciser, si l’on en croit les médias, et certaines informations publiées dans la presse semblent confirmer ces présomptions. C’est ce qu’indique jeudi matin le quotidien israélien Israel Hayom. D’après l’agence de presse iranienne FARES, l’Arabie Saoudite aurait permis à des avions de combat israéliens de se poser sur son sol. L’armée de l’Air israélienne aurait même été autorisée à installer une base logistique dans le Nord-Ouest du pays à partir de laquelle Tsahal pourrait lancer ses attaques sur l’Iran. D’après des témoins vivant dans la ville de Tabuk, non loin du secteur indiqué, des avions israéliens auraient atterri en fin de semaine sur les pistes de l’aéroport civil situé dans les environs et leur chargement aurait été transporté dans la base militaire. Autre témoignage: des citoyens saoudiens qui devaient s’envoler pour l’étranger en fin de semaine à partir de cet aéroport auraient été informés par les autorités locales, sans aucun avis préalable, que tous les vols civils avaient été annulés.
Cette information rejoint celle qui a été publiée il y a quinze jours par le Times londonien, indiquant que la famille royale saoudienne avait donné son accord pour que des appareils de l’armée de l’Air israélienne empruntent l’espace aérien du pays pour une attaque contre l’Iran. Le journal avait ajouté que la Défense anti-aérienne saoudienne avait même organisé des entrainements en prévision du passage des avions de Tsahal. Les autorités saoudiennes avaient de leur côté réagi en apportant un démenti formel. Une autre information dans ce contexte qui pourrait, si elle est vérifiée, attester de la tension dans la région mais qui n’a pas été confirmée par Tsahal : selon les médias arabes, une douzaine de navires de guerre (un israélien et onze américains) auraient traversé le canal de Suez avec l’accord des Egyptiens. Lire la suite
Le satellite Ofek 9
Israël a lancé, mardi, le satellite Ofek 9 depuis la base de Palmahim (…) Les résultats de ce tir vont être examinés par nos équipes techniques ». Mardi soir, c’est en ces termes que le ministère de la Défense a annoncé laconiquement la mise en orbite d’un nouvel engin spatial « Made in Israël ». Si aucun détail n’a été fourni sur la mission de ce satellite militaire, Ofek 9 se situerait dans la droite lignée de ses prédécesseurs : doté d’une précision accrue, il est en mesure de surveiller étroitement les activités iraniennes en produisant des clichés de très haute résolution. La gamme de satellites Ofek est développée par le groupe « Israel Aircraft Industries » depuis la fin des années 80. Elle s’appuie notamment sur une fusée de type Shavit, dérivée du missile balistique Jéricho. Ces satellites ont comme particularité d’être les seuls au monde à pouvoir être lancés en orbite rétrograde. En cas d’échec, cela empêche la chute de débris en territoire ennemi. Désormais, avec ce dernier lancement, l’Etat hébreu dispose de six satellites d’espionnage en service. Désireux de ne pas s’arrêter en si bon chemin, le gouvernement israélien pourrait injecter 300 millions de dollars supplémentaires pour permettre la poursuite d’activités de recherches spatiales au cours des cinq prochaines années.
Coopération militaire avec la Chine
Le lancement d’Ofek 9 intervient au moment où se trouve en Chine une importante délégation de l’armée israélienne menée par le général Yaïr Golan, commandant de la défense passive. Arrivé dimanche soir, le groupe d’officiers de Tsahal a d’ores et déjà achevé une série de rencontres avec des hauts responsables de l’armée chinoise. Sur fond d’une relance de la coopération militaire entre les deux pays, la question du programme nucléaire iranien aurait été largement évoquée. Israël souhaite obtenir l’assurance d’un ralliement total de Pékin au dernier volet de sanctions imposées au régime de Téhéran par le Conseil de sécurité de l’ONU. Cette visite officielle a été précédée par celle, il y a deux mois, du chef des renseignements militaires israéliens Amos Yadlin. Le général avait remis à ses homologues chinois des informations sur les progrès réalisés par l’Iran en vue de la fabrication de l’arme nucléaire.