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ISRAEL -
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Lundi, 05 Juillet 2010 13:59 |

Alors que les médias occidentaux glosent encore sur le fait « qu’Israël a perdu son seul allié stratégique musulman au Proche-Orient », une nouvelle alliance stratégique est en train de prendre forme entre Israël et un pays voisin (et pas très ami) de la Turquie: la Grèce. La Grèce, membre de l’OTAN entretient déjà des liens étroits et variés avec les pays du Proche-Orient, pas moins que la Turquie. Il est intéressant de noter que ce rapprochement n’est pas dû à une initiative israélienne, mais à une démarche du Premier ministre grec George Papandreou, qui compte de nombreux amis juifs et israéliens, bien placés sur les plans économique, financier et aussi politique.
Cette nouvelle perspective, si elle se confirmait, constituerait un virage assez surprenant dans le contexte actuel, quand on sait que Papandreou est socialiste, donc éloigné de la ligne politique suivie par l’actuel gouvernement israélien, mais surtout lorsqu’on se rappelle la traditionnelle politique pro-arabe suivie par tous les gouvernements socialistes grecs, notamment à l’ère d’Andreas Papandreou – le père de l’actuel Premier ministre – et qui fut un marxiste et un tiers-mondiste pur et dur, avec toutes les conséquences que cela pouvait avoir sur ces relations avec Israël. Il entretenait des relations privilégiées d’amitié avec Yasser Arafat et les grands chefs terroristes palestiniens, et n’avait pas hésité à comparer Israël aux nazis. Lire la suite
Selon des analystes, cette tentative de rapprochement aurait germé dans la tête de Papandreou il y a environ deux ans, à l’été 2008, lorsqu’il avait autorisé une centaine de F-16 et F-16 israéliens à utiliser l’espace aérien grec au dessus de la Mer Egée, et effectuer des vols d’entraînements et simuler des raids sur longues distances ou du ravitaillement en vol. La Grèce est distante d’Israël de 1600 km…exactement la même que celle qui sépare Israël de l’Iran! Lors de ces entraînements, George Papandreou avait même mis à la disposition de Tsahal des « cibles » constituées par des rampes de lancement de missiles russes S-300, les mêmes que celles qui pourraient un jour être livrées par Moscou à Téhéran ou Damas!George Papandreou a probablement décidé que la Grèce pourrait prendre la place laissée vacante par la Turquie, et devenir un allié d’Israël et un pion central dans la diplomatie proche-orientale. Il compte développer les relations politiques, économiques et militaires avec Jérusalem, promouvoir la collaboration avec Israël dans le domaine du Renseignement, et amener ces relations au même niveau que celle qui régnaient entre Ankara et Jérusalem avant que la Turquie ne choisisse de changer de cap et se rapprocher de l’Iran et de la Syrie.
Mais les motivations du Premier ministre grec ne sont pas dues à un accès soudain de philosémitisme! Dans ce rapprochement, il voit aussi l’intérêt économique pour son pays, devenu maillon faible de l’Europe. Dès le déclenchement de la terrible crise qui secoue le pays, des contacts avaient été établis entre officiels grecs israéliens, afin qu’Israël prodigue des conseils avisés à Athènes pour se mesurer à la crise. Et alors que les pays d’Europe, après maintes tergiversations, ont accepté du bout des lèvres de venir au chevet du malade grec, Papandreou a trouvé de l’aide substantielle auprès de grands financiers juifs en Europe et aux Etats-Unis, afin d’empêcher l’effondrement total de l’économie grecque.
Enfin, d’un point du vue militaire, la Grèce chrétienne a également tout à gagner d’une alliance avec Israël, et pourra envisager la modernisation de son armée et en faire un pivot important dans le dispositif de l’OTAN dans les Balkans et au sud-est de l’Europe, face à une Turquie tentée par l’aventure islamiste.
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