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ISRAEL -
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Mercredi, 15 Septembre 2010 22:03 |

Un rapport du Département des Ressources Humaines de Tsahal publié mercredi, révèle que le nombre des officiers en kippa a été multiplié par douze durant les dix-sept dernières années ! Ils étaient 2,5% du total des officiers en 1997, et 31,4% en 2007. Amos Harel, qui a publié un article à ce sujet dans «Haaretz», affirme «que ce changement profond de la société israélienne a été volontairement mis sous veilleuse par Tsahal durant des années afin de ne pas éveiller des luttes politiques à ce sujet et ne pas effrayer les milieux laïcs et gauchisants». En effet, la gauche et l’extrême gauche, qui dominaient le pays durant les premières décennies de l’Etat, et dont certains membres se sont éloignés des idéaux sionistes, ne voient pas d’un bon œil l’émergence dans le pays – et à fortiori dans Tsahal – d’une «nouvelle élite» motivée et accrochés aux valeurs juives. Cette réticence à faire connaître ces données tranche avec l’abondance de publications et la fierté affichée (à juste titre) à l’époque où la majorité des officiers de Tsahal étaient issus du mouvement kibboutzique et des mouvements de jeunesse de gauche! On se souvient avec effroi d’un article écrit en 1998 par le travailliste Shlomo Gazit, à l’époque Commandant des Renseignements Militaires (Aman), dans lequel il disait notamment : «…Pour moi les kippot sont comme le brassard nazi avec la croix gammée!». A Tsahal, on se défend d’avoir voulu «cacher» ces données, affirmant «que l’armée ne réalise pas statistiques sur le degré de religiosité de ses soldats». Les données statistiques indiquent que la motivation des jeunes juifs religieux pour les Ecoles d’Officiers a été particulièrement forte dans les années d’Intifada, où le sentiment «de lutter pour la survie de l’Etat» était très fort. Enfin, de manière générale, ce rapport indique que la volonté de servir dans des unités combattantes est aujourd’hui plus importante parmi les jeunes religieux-sionistes qu’auprès de leurs congénères laïcs.
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