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ISRAEL -
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Jeudi, 03 Février 2011 23:37 |

La Syrie, où le parti Baas est au pouvoir depuis près de 50 ans, pourrait être touchée par le mouvement de contestation sociale et politique sans précédent qui agite le monde arabe, estiment des experts. "Aucun pays arabe n'est à l'abri des mouvements de protestation. Les mouvements de l'opposition (...) ont des revendications, ils se sentent lésés face à des pouvoirs absolus et à l'absence de démocratie", estime Riad Qahwaji, directeur de l'Institut du Proche-Orient et du Golfe pour les analyses militaires (Inegma). "Ces mouvements populaires sans précédent, qui gagnent du terrain en utilisant les nouveaux moyens de communication comme l'internet (...) inspirent les pays voisins", a-t-il indiqué à l'AFP. Cette semaine, un groupe a lancé sur Facebook un appel à manifester vendredi en Syrie contre la "monocratie, la corruption et la tyrannie" et plusieurs milliers de personnes ont déjà exprimé leur soutien à cet appel sur le site de socialisation, pourtant censuré par les autorités. Facebook est bloqué par les autorités syriennes mais les internautes, via des programmes, peuvent contourner la censure. L'accès au service de messagerie instantané de ce site depuis les téléphones portable est par ailleurs bloqué depuis début janvier. Pour Bourhane Ghalioune, directeur du Centre des études arabes à la Sorbonne à Paris, "ce que qui s'est passé en Tunisie et en Egypte (...) est un cataclysme qui va (tout) emporter, et la Syrie n'est pas à l'abri". Le parti Baas est au pouvoir en Syrie depuis 1963 quand il a décrété l'Etat d'urgence, toujours en vigueur. Après le décès en 2000 de Hafez al-Assad, qui dirigeait le pays depuis 1970, son fils Bachar a été élu président.
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