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Du Maghreb au Moyen-Orient, une vague de contestation sociale et politique sans précédent est réprimée, parfois dans le sang, par des régimes autoritaires. Ainsi, en Libye, le bilan des manifestations ne cesse de s'alourdir et dépassait lundi matin les 230 morts, selon Human Rights Watch alors que Seif Al-Islam, le fils du colonel Mouammar Kadhafi dont les manifestants réclament le départ, reconnaît que le pays est au bord de la guerre civile. Les forces de sécurité libyennes menaient dans la soirée une opération contre "les repaires de saboteurs et de terroristes", selon la télévision d'Etat. Selon Al Jazira, des avions de chasse tirent contre les manifestants à Tripoli. Ce serait le cas, également à Benghazi, selo, lemonde.fr. Des tirs à balles réelles sont signalés dans la capitale. Les deux pilotes des deux avions de chasse libyens qui ont atterri sur l'île de Malte en début de soirée affirment aux autorités insulaires qu'ils avaient dû fuir de leur base de Benghazi (nord est) prise par les insurgés. Les pilotes de deux Mirage F1 ont par ailleurs confié avoir refusé d'ouvrir le feu avec leur appareil sur la foule.
La Libye produit 1,58 million de barils de pétrole par jour (mbj), ce qui ne représente un peu plus de 5% de la production journalière de l'OPEP, qui assure elle-même environ 40% de la production mondiale. Mais des perturbations concernant les livraisons de Tripoli suffiraient à perturber les marchés, selon les analystes, dont la grande peur est désormais que la traînée de poudre n'atteigne les monarchies pétrolières du Golfe, à commencer par l'incontournable Arabie Saoudite...