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ISRAEL -
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Mardi, 03 Mai 2011 13:56 |

par David Ouellette Aujourd’hui, le monde se réjouit de la mort d’Oussama Ben Laden, l’homme qui a incarné le djihad mondial pendant deux décennies et inspiré des centaines d’attentats contre des civils aux quatre coins de la planète. La France salue la mort de Ben Laden comme « un événement majeur de la lutte mondiale contre le terrorisme ». Pour le Royaume-Uni, « la nouvelle de la mort d’Oussama Ben Laden est un grand soulagement pour les peuples dans le monde ». L’Union européenne salue un « résultat majeur dans la lutte antiterroriste » et le Conseil de sécurité de l’ONU «se réjouit d’apprendre le 1er mai 2011 qu’Oussama ben Laden ne sera plus jamais capable de perpétrer d’attentats terroristes ». Or, il y a quelques semaines le dirigeant du Hamas à Gaza, Ismaël Haniyeh, qui aujourd’hui condamne « le meurtre d’un guerrier saint arabe », rendait hommage au frère spirituel de Ben Laden, le cheik Ahmed Yassine, fondateur du Hamas. Yassine a été liquidé en 2004 par Israël au plus fort de la campagne d’attentats-suicides contre les civils israéliens. La disparition de Yassine suscita non pas la réjouissance, mais l’indignation aux quatre coins du monde. L’Union Européenne, le Royaume-Uni, la France et le Canada condamnèrent Israël pour avoir commis une « éxécution extrajudiciaire ». Le Secrétaire général de l’ONU jugea que la liquidation du cheik djihadiste était « contraire au droit international ». Bachar Al-Assad, qui aujourd’hui tourne les armes de la Syrie contre son peuple, condamna l’ « apogée du terrorisme ». Israël menaçait la sécurité du monde démocratique, lisait-on dans la presse nationale et internationale. Seul le veto américain bloqua une résolution de blâme contre Israël au Conseil de sécurité pour avoir éliminé le chef « spirituel » du mouvement djihadiste palestinien. Quand Israël défend sa population en liquidant un dirigeant terroriste, l’acte est criminel. Quand les États-Unis éliminent un dirigeant terroriste, le monde soupire de soulagement. Cherchez l’erreur.
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