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Le Premier ministre israélien a prononcé cette nuit un discours important devant l’AIPAC. Dans la série d’événements qui émaillent le séjour de Binyamin Netanyahou aux Etats-Unis, cette intervention revêt moins d’importance que celle de mardi soir devant les deux Chambres du Congrès, mais les observateurs attendaient de voir si le chef du gouvernement israélien allait rester dans la ligne ferme qu’il a adoptée depuis le début.
Netanyahou a introduit son intervention en remerciant les Etats-Unis « pour leur aide inconditionnelle à Israël et leur soutien sans faille à sa sécurité ». Il a rappelé « qu’Israël était un allié indispensable aux Etats-Unis, car les deux pays poursuivent les mêmes intérêts et sont confrontés aux mêmes ennemis et aux même défis ». Il a également insisté sur le fait « que la démocratie israélienne permet à plus d’un million d’Arabes israéliens de jouir de tous les droits démocratiques, et que dans tout le Proche-Orient, Israël était le seul Etat qui permettait auc Chrétiens dâvoir une totale liberté religieuse». Lire la suite
Concernant le «processus de paix» et ce qu’il va dire devant le Congrès, le Premier Ministre a annoncé qu’il parlerait « des évolutions dans le Proche-Orient, du danger d’un Iran nucléarisé et de sa conception de la paix avec le Palestiniens ». «Je parlerai sans détours», a-t-il déclaré, « car beaucoup de gens à travers le monde ont ouvert les yeux face à la vérité qui se dévoile peu à peu: Israël n’est pas le noeud des problèmes du Proche-Orient. Les gens veulent la démocratie et la liberté, et il faut cesser d’accuser Israël de tous les maux de la région et du monde ». En cela, Netanyahou égratignait le chef d’état-major US qui déclarait il y quelques mois – et c’est le sentiment de nombre de hauts responsables américains – « que des soldats américains tombaient parce que le conflit israélo-palestinien perdurait ».
Netanyahou a également tenu à rappeler des vérités historiques de base dont il faut tenir compte lors de négociations: « Ce conflit dure depuis près d’un siècle car les Arabes palestiniens n’ont jamais accepté une souveraineté juive en Erets Israël, et ce n’est que lorsqu’ils accepteront le droit d’un Etat juif d’exister dans cette région qu’un processus pourra être enclanché et réussir ».
Enfin, il a rappelé la devise qui le guide depuis son discours à la Knesset jeudi dernier: « Israël ne reviendra jamais sur les lignes qui prévalaient avant 1967 car elles sont indéfendables » et a appelé le Hamas « à libérer Guilad Shalit ».
Durant le discours du Premier ministre, un groupe de gauchistes qui avait réussi à entrer dans la salle a tenté d’interrompre l’intervention de Netanyahou avant d’être exclu par le service d’ordre. Retournant l’incident à son avantage, le Premier ministre a dit à l’assistance: « Imaginez-vous qu’une telle chose aurait pu se dérouler à Gaza??! »
De l’avis général des analystes, c’est le discours devant le Congrès qui constituera le point culminant de ce séjour aux Etats-Unis, et les spéculations vont bon train sur la question de savoir si ce sera un discours « musclé », ou si Netayahou a été ferm jusqu’à présent pour « créer l’événement » et proposer quelque chose de surprenant.