|

La gauche salue en chœur l'évacuation violente de la Maison de la Paix, entre Kiriat Arba et Hébron, orchestrée jeudi après-midi par le ministre de la Défense Ehoud Barak. A droite, bien entendu, c'est l'indignation qui prévaut.
Le député Ouri Ariel, du parti Habayit Hayehoudi, a déclaré que le ministre de la Défense Ehoud Barak n'avait pas tenu parole et n'avait pas respecté ses engagements, prouvant qu'on ne pouvait pas lui faire confiance. Il a appelé Barak à "cesser cette évacuation brutale et violente, au cours de laquelle on avait pu assister au comportement inhumain et non juif de la part des policiers". Un peu plus tard, Ariel s'est entretenu avec Barak pour lui demander de renoncer à cette opération mais comme on le sait, ce dernier a refusé. (LIRE LA SUITE)
Le député Arieh Eldad, du parti Hatikva, a estimé pour sa part que "l'évacuation de la Maison de la Paix était "un acte dément et brutal risquant de se terminer dans une effusion de sang". Et de souligner : "Le gouvernement est seul responsable de ce qui se passe là-bas. Barak a envoyé la police et Tsahal pour mener sa campagne électorale et il est responsable du sang versé".
Le ministre Eli Ishaï, du parti Shass, a également dénoncé avec vigueur l'attitude du ministre de la Défense. Il a déclaré : "Barak essaie de ranimer son parti agonisant, et choisit le jour des Primaires pour chasser des Juifs d'une maison qu'ils ont achetée tout à fait légalement".
Le député Avigdor Lieberman, leader du parti Israel Beteinou, a lui aussi laissé entendre que ce n'était pas par hasard que Barak avait lancé cette opération le jour des Primaires travaillistes. Il a ajouté: "Il est regrettable que le ministre de la Défense ne fasse pas preuve d'autant de détermination face aux Kassam tirés depuis Gaza, aux Katiouchas dans le Nord et au terrorisme palestinien en Judée-Samarie". Il a ensuite rappelé à Barak que "la maison du terroriste responsable du massacre de la Yechiva Merkaz Harav n'avait toujours pas été détruite".
Le député Likoud Ruby Rivline a indiqué que le ministre de la Défense aurait pu repousser cette évacuation et attendre la décision de la justice afin que cette opération n'ait pas de connotation politique.
Quant aux dirigeants du conseil de Judée-Samarie, qui ont rencontré Barak dans la matinée pour tenter de trouver un compromis, ils ont accusé le ministre de la Défense de les avoir dupés. Alors que Barak discutait avec eux des moyens d'éviter des affrontements, ont-ils souligné, il avait déjà donné son accord pour l'évacuation. "C'est au moment où on envisageait une solution concrète que Barak a pris des mesures unilatérales honteuses", ont-ils conclu.
par Claire Dana Picard - A7
|