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Même si l’écart entre Kadima et le Likoud est très faible, Tsippi Livni a tout de même remporté une grande victoire et elle l’a clairement exprimé mardi soir dans le discours qu’elle a prononcé après la publication des premières estimations. Annonçant que Kadima devenait le premier parti de la 18e Knesset, elle a déclaré : “Le peuple a choisi Kadima”. Elle a ensuite appelé les différentes formations du nouveau parlement à s’unir pour la formation d’un “gouvernement d’union nationale”. Et d’ajouter : “Il faut respecter les décisions des électeurs et faire ce dont Israël a besoin actuellement: former un gouvernement d’union nationale sous notre direction”.
Livni a ajouté : “Nous avons joui de la confiance du public et nous constatons les résultats. Mais Kadima ne veut pas diviser mais unir. Nous représentons le point de jonction de la société israélienne”. Et d’affirmer ; “Kadima a modifié le paysage politique d’Israël, il n’y a plus de droite et de gauche, et il n’existe plus de blocs qui s’affrontent. A présent, nous avons un centre avec une idéologie commune”. Et de conclure: “La terre d’Israël n’est pas la propriété exclusive de la droite et la gauche n’est pas la seule à détenir les clés de la paix’”.
En dépit de ces déclarations optimistes, on sait que Livni aura du mal à former une coalition stable et il est possible que la tâche soit confiée à son rival, Binyamin Netanyahou, leader du Likoud.
Ce dernier a prononcé mardi soir un discours devant ses supporters. Après avoir remercié tous ses collaborateurs, Netanyahou a salué les efforts du peuple tout entier qui s’était déplacé pour voter malgré les intempéries. Il a ensuite indiqué que “le peuple s’était exprimé” et que le camp national et le Likoud avaient remporté un succès indiscutable. Il a rappelé que le Likoud avait augmenté sa force, plus que tout autre parti. “Le peuple veut des changements et a choisi notre voie”. Il a affirmé qu’il serait à la tête du prochain gouvernement et a annoncé qu’il avait déjà entamé ses conversations avec les formations susceptibles de faire partie de sa nouvelle coalition.
Le leader d’Israël Beteinou, Avigdor Lieberman, a prononcé son discours mardi, en fin de soirée, en rappelant que sa formation avait remporté une grande victoire en devenant le troisième parti du pays, devançant les travaillistes. Concernant la future coalition, Lieberman a laissé toutes les options ouvertes, n’excluant donc pas une alliance avec Kadima. En revanche, il semble qu’il n’ait pas oublié les propos hostiles de Shass à son encontre.
Le leader du Parti travailliste Ehoud Barak a exprimé, dans son discours, la déception qu’il éprouvait après la défaite cuisante essuyée par sa formation, qui n’arrive qu’en quatrième position. Il a déclaré qu’il était conscient de l’échec subi par les travaillistes, dont il se rendait personnellement responsable, et qu’il comptait œuvrer activement, à présent, pour que son parti retrouve sa force et revienne au pouvoir. Toutefois, Barak ne s’est pas prononcé clairement sur l’avenir du parti et n’a pas exclu sa participation au prochain gouvernement. Il a enfin indiqué qu’il pensait à Guilad Shalit et mettrait tout en œuvre pour obtenir sa libération.