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ISRAEL -
Divers
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Mardi, 21 Août 2012 08:11 |
(Collive, traduit par E. Benhamou pour hassidout.org)

Aliza Leah Lichtenfeld a 16 ans. Elle raconte comment elle a passé l’été dans la ville de Sdérot, qui vit continuellement sous les roquettes.
Imaginez que vous vous promenez dans une ville au centre du Néguev, à la recherche d’un endroit ombragé afin de siroter un café glacé, mais que vous cherchez aussi autre chose : le bunker le plus proche.
Voilà, c’est cela Sdérot ! Et la triste réalité, c’est que dans cette ville, chacun garde tout le temps un œil sur l’abri le plus proche, dans l’espoir de pouvoir s’y réfugier avant la fin des 15 secondes que dure une alerte rouge. C’est la première chose que j’ai apprise lorsque je suis arrivée à Sdérot cet été.
Pour être honnête, je n’avais jamais imaginé être une volontaire de 16 ans au centre aéré 'Habad de Sdérot. J’étais très satisfaite de pouvoir travailler au «Gan Israël» de Chicago pendant l’été. Mais lorsque le Rav Swerlov, un 'hassid 'Habad d’Israël a dit à mes parents que le centre aéré de Sdérot souhaitait avoir un responsable parlant anglais pendant les vacances d’été, j’ai eu très envie de partir, même si je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. Lire la suite

Lorsque le moment est venu de partir, mes parents m’ont conduite de Chicago à New York pour y prendre l’avion d’El Al. Bien entendu, je me suis rendue au 770 avant d’aller à l’aéroport et j’y ai puisé des forces – comme si j’étais envoyée par le Rabbi en tant que Chlou'ha.
Lorsque j’ai atterri en Israël, le Rav Moché Pizem et son épouse sont venus m’accueillir à l’aéroport. Je ne les avais jamais rencontrés mais j’avais vu des photos et je les ai reconnus immédiatement. Je me suis aussitôt sentie à l’aise avec eux et je me réjouissais à l'idée de rester chez eux pendant les 5 prochaines semaines. Mais la véritable surprise se produisit lorsque nous sommes arrivés à Sdérot, parce que c’est là que j’ai rencontré Faigy, leur fille de 15 ans. J’ignorais qu’ils avaient une fille de mon âge et nous sommes aussitôt devenues les meilleures amies.
Nous avons commencé à préparer le centre aéré Motsaei Chabbat. Le lendemain le centre aéré «Kaytana 'Habad» a commencé. En voyant les enfants affluer, j’ai compris que ce centre aéré était un havre de paix pour la centaine d’enfants de Sdérot. Le Beth Habad de Sdérot est en réalité un «Miklat», abri en béton, et le centre aéré se trouve juste à l’intérieur. Le Beth 'Habad sert aussi de synagogue, de banque alimentaire pour les nécessiteux, on y donne des cours de musique et on y pratique toutes sortes d’activités. C’est aussi le quartier général pour tous les programmes mis en place par le Rav Pizem et son épouse grâce à des dons venus d’Amérique.
Ce que j’ai le plus apprécier dans mon travail de responsable du centre aéré pendant l’été, c’est l’impact que j’ai eu sur les enfants. Ils étaient très excités à l’idée d’avoir une monitrice venue d’Amérique, qui n’avait pas eu peur de venir de son plein gré, et je pense que cela leur a permis d’oublier l’angoisse quotidienne des roquettes kassam.
Malheureusement, pendant mon séjour de 5 semaines, il y a eu 5 attaques de roquettes. La première alerte a eu lieu exactement une semaine après mon arrivée. A 6h45 du matin. Je me souviens que j’ai été réveillée en sursaut par cette voix mécanique féminine qui criait «Tséva Adom…Tséva Adom !, alertes rouge, alertes rouge !». Même si j’avais déjà vu des scènes d’alertes rouge sur Youtube, de se trouver là lorsque la sirène sonne vraiment, cela semble complètement irréel. La première fois que cela s’est produit, Madame Pizem a couru dans ma chambre et m’a demandé de me dépêcher de descendre dans la pièce sécurisée, qui est une petite pièce en béton, qui ressemble à n’importe quelle autre pièce, mais qui protège des bombes. Il y a eu 4 autres alertes rouges durant mon séjour et une personne a été blessée durant l’une de ces attaques.
Ce qui m’a le plus étonnée à Sdérot, ce fut le centre commercial de la ville. La plupart des magasins étaient modernes et clairs, en particulier chez Golda, mon magasin favori, où j’ai acheté pas mal de nouveaux vêtements.
Mai ce qui m’a le plus émue, ce sont les enfants. Ils vivaient depuis toujours dans l’angoisse des roquettes et pourtant ils avaient toujours le sourire. Ils devraient être un exemple pour nous tous. Un jour j’ai demandé à l’une des enfants, à peine âgée de 10 ans si elle avait peur, et elle m’a répondu «bien sûr cela fait peur, mais lorsque c’est terminé, je me sens bien!»
Je dois avouer que ce fut très dur de quitter Sdérot car j’y ai rencontré des personnes merveilleuses et que j’ai été très touchée, lorsque j’ai embarqué dans l’avion qui me ramenait à New York, lorsque mon téléphone israélien a sonné pour la dernière fois. C’était le Rav Pizem. Il tenait à me souhaiter un bon voyage; il m’a dit que j’avais amené avec moi l’inspiration 'hassidique et qu’il fallait absolument que je revienne l’an prochain.
C’est exactement ce que j’ai prévu de faire!
(Collive, traduit par E. Benhamou pour hassidout.org)
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