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Les Institutions Daat Menahem, dirigées par le Rav Shaul Sillam, développent pour la rentrée prochaine, en collaboration avec l’association Homot Réphael Lévi Yossef, trois programmes pour francophones sur le campus de Kfar Sitrine.
Rav Shaul, pouvez-vous présenter à nos lecteurs ces programmes ?
Chalom ! Commençons par le Lycée Torahni. Nous annonçons l’ouverture d’une classe de seconde pour la rentrée 2014-1015. Il s’agit de l’unique structure aujourd’hui proposant aux jeunes adolescents francophones une préparation au bac israélien (et par ce biais à une intégration facile en Israël), dans une structure non mixte et religieuse. Les deux autres programmes sont la Yechiva Daat Menahem, pour 17-22 ans, qui depuis deux ans déjà permet à des adolescents francophones motivés d’acquérir les bases de l’étude tant en Talmud qu’en Halakha et en Hassidout (ceci à coté d’un Oulpan intensif), et le Mekhon Smikha, destiné à de jeunes étudiants voulant se présenter aux examens de la Rabanout.
Et le campus ?
Il est situé à quelques kilomètres au sud de Haifa, entre les montagnes du Carmel et la mer. Dans un cadre spacieux et verdoyant, on y trouve des équipements sportifs de haut niveau, un grand laboratoire d’informatique, un atelier de menuiserie, un atelier de dessin, une salle de musique ainsi qu’une salle de Sofrout Stam (tous les élèves du lycée suivent, en parallèle aux études menant à un bac d’informatique, une formation de Sofer Stam sanctionnée par un diplôme de Michmeret Stam!).
Nous savons que vous êtes assimilé à la mouvance Loubavitch, mais que vous avez suivi un cursus d’ingénieur au Technion de Haifa, avez servi comme officier de l’armée de l’air israélienne, et poursuivi des études de Yechiva à Beit E-l. Selon quelle ligne pensez-vous éduquer les candidats à vos programmes?
Je suis en effet de mouvance Habad, ce qui ne signifie pas un manque d’ouverture, bien au contraire. Depuis 1988 - où je fis mes débuts comme professeur de physique-chimie au lycée Torani de Kfar Maimon - il m’est important d’aider les élèves à retrouver ce qu’ils sont profondément. C’est pourquoi j’ai dirigé de nombreux élèves vers des structures très diversifiées, telles la Yechiva du Rav Shaul David Botshko Chlita de Kokhav Yaakov, la Yechiva Habad de Migdal Haemek, la Yechiva universitaire Hameiri fondée sous la recommandation du Gaon HaRav Mordekhai Eliahou Zatsal, ou encore vers le Mahon Lev où les élèves poursuivent des études d’ingénieur à coté de l’étude de la Torah. Dans nos différents programmes, outre des spécificités Loubavitch (qui en réalité font partie du patrimoine du Peuple dans son ensemble !), telles l’étude de la Hassidout et l’attachement au Rabbi et à ses directives, nous recommandons à nos élèves de respecter leurs traditions, de prier selon le Noussah de leurs ancêtres et de porter la Kipa avec laquelle ils s’identifient le plus. Cette ouverture me permit dans le passé d’enseigner la Hassidout au séminaire Hemdat Hadarom dirigé par mon ami le Rav Elie Kling, ou encore aujourd’hui d’enseigner la Hassidout à la Michlala de Bayt Vagan et (Lehavdil) la physique au lycée français de Jérusalem.
Vos programmes sont-ils pris en charge par l’état israélien ?
La Yechiva et le Makhon Smikha (programmes Daat Menahem sur le site de Massa) sont partiellement subventionnés par Massa, le lycée Torahni, par le ministère de l’éducation.
Qui faut-il contacter pour renseignements ou inscriptions ?
Aaron Dewin: ligne française : 0177380576, ligne israélienne : 0547007576,
ou Hani : ligne française : 0177384922, ligne israélienne : 0537080156.
Email :
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