
Comme cela arrive souvent, Daniel Pinto, le président de 100% Lahayal, a été appelé par Tsahal pour apporter des vêtements chauds aux soldats d’une unité de Golanim : gilets polaires, combinaisons intégrales en duvet, ainsi que sous-vêtements. A cette occasion, le président a assisté à une émouvante cérémonie de confirmation de combattants ayant terminé avec brio leur formation. Benny Gantz, le chef d’état-major de Tsahal, qui présidait la cérémonie, a subjugué l’auditoire par un discours poignant. Puis, il a été présenté à Daniel Pinto. La rencontre qui a réuni les deux hommes a marqué le président tout en forgeant en lui ses convictions sur la pérennité du peuple juif.
Dans quel but avez-vous rencontré Benny Gantz ?
Tout d’abord celui de lui présenter 100% Lahayal, de lui expliquer nos activités ; et puis je ne voulais pas rater l’occasion de me retrouver face à celui qui dirige l’armée d’Israël. Moi dont la vie est consacrée au bien-être des soldats !
Quelle impression le chef d’état-major vous a-t-il fait ?
Il m’a tout de suite paru modeste, humble même. J’avoue que j’étais un peu déconcerté par sa simplicité. Il me faisait penser à cette célèbre maxime : « Les grands hommes n’ont rien à prouver ! » Je me suis rendu compte que j’avais à faire à un homme du peuple – dans son sens le plus noble – qui dirige une armée du peuple. C’est une des raisons pour laquelle il est tant aimé.
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Que s’est-il passé dès les premières minutes de l’entretien ?
Je lui ai remis trois C.D. relatant les rencontres du Rabbi de Lubavitch avec les grands chefs d’état-major et les Premiers ministres d’Israël tels que Sharon, Barak, Rabin ou Netanyahou. Je lui ai bien expliqué que ces entretiens prouvaient, sans aucun doute possible, les prophéties du Rabbi. Puis je lui ai parlé de l’association, des actions permanentes que nous réalisions lors des fêtes juives et des Shabbat.
Comment était-il ? Distrait, pressé, vous écoutait-il par obligation ?
Pas du tout ! Il m’écoutait très attentivement ! Tout l’intéressait, mes mots, mes préoccupations, les succès de 100% Lahayal ! Je suis par la suite revenu sur les déclarations du Rabbi qui avait affirmé : « Le monde vit dans une obscurité totale et tu montreras aux nations la force d’Israël ! » Il m’a fait remarquer que Netanyahou avait repris dans son récent discours à l’ONU les termes de cette affirmation, ajoutant que la sécurité des USA passe par celle d’Israël.
Comment a-t-il réagi à vos propos ?
Il a souri, montrant à quel point il adhérait à mes mots ! Il n’y avait aucun cynisme en lui. Nous partagions les mêmes pensées.
Que s’est-il passé par la suite ?
Je l’ai béni pour toutes ses actions passées et à venir en tant que gardien suprême d’Israël, rôle que lui avait concédé Hachem dans sa grande sagesse.
A-t-il été sensible à vos références spirituelles ?
Si sensible que j’ai la conviction qu’il sait parfaitement que Tsahal, tout comme lui, n’existent que pour remplir un devoir divin. Ce n’est pas un hasard s’il tente de se libérer chaque fois qu’il le peut pour accueillir le Shabbat avec son épouse et ses quatre enfants et réciter le Kiddoush. Même si tout le monde sait qu’il n’est pas un rigoureux pratiquant, son judaïsme est le centre de sa vie et dicte sa conduite.
J’imagine que cette rencontre a été courte. Quels ont été les mots de sa conclusion ?
C’est vrai, la rencontre a été courte, mais elle a été intense ! Il m’a souhaité bonne chance et exprimé le bonheur de m’avoir rencontré. Si vous le permettez, je voudrais moi aussi conclure par ces quelques mots. Vous m’avez questionné au début sur mes impressions le concernant. Le mot exact m’est revenu : inspiré ! C’est un homme spirituellement inspiré, aussi bien dans sa pondération vis-à-vis des agitations politiques, que face aux menaces de nos voisins. Il authentifie par sa grandeur et son humilité l’affirmation du Rabbi qui énonçait que Tsahal est le bras armé d’Hachem !
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