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Un gigantesque incendie s’est déclaré jeudi à l’entrée de la localité druze d’Ossefiya, près de Haïfa, et il s’est vite propagé en direction du Kibboutz Bet Oren et d’autres localités avoisinantes. Craignant que le feu n’atteigne des habitations, les pompiers, aidés de nombreux policiers, ont évacué les familles dont les maisons étaient menacées par les flammes. L’ampleur du sinistre était telle que la fumée recouvraait même certains quartiers de Haïfa. En outre, un autobus bloqué par le feu s’est renversé près du Kibboutz Bet Oren. On déplore quarante-et-un morts: certains ont péri dans l’accident et d’autres ont été tués par le feu dans d’autres foyers. Une cinquantaine de personnes seraient blessées. Pour les autorités, il s’agit sans aucun doute d’une des catastrophes les plus dramatiques qu’ait connues le pays. Des mesures de précaution ont été prises, notamment dans la prison de Damon, qui se trouve près d’Ossefiya, et dans plusieurs villages avoisinants risquant eux aussi d’être touchés par le feu. Une dizaine d’équipes de sapeurs pompiers ont tenté de maîtriser les flammes, notamment à l’aide de canadairs survolant la région. Des renforts, venus de la région de Beershéva, dans le sud, leur ont apporté leur concours. Pour le maire de Haïfa, si l’incendie s’étend encore, on pourrait parler de « catastrophe nationale ». De son côté, la police a fermé quelques routes dans le secteur et a appelé les automobilistes à emprunter des voies secondaires. Le Maguen David Adom a pour sa part élevé l’état d’alerte au niveau maximum. Le Nord, comme on le sait, est souvent le théâtre de grands incendies qui ravagent bien souvent la végétation et met en danger les habitations. Le mois dernier, le feu a détruit près de 13 000 dunams (1 dunam : 1 000 m2) d’arbres, de végétations et de buissons naturels A dans le sud du plateau du Golan. A l’époque, il a fallu envoyer sept équipes de pompiers, accompagnés de dizaines de bénévoles, et quatre canadairs pour en venir à bout.
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L’ancien chef d’état-major et aujourd’hui vice-premier ministre, Moshé Yaalon n’a pas un tempérament passionné pas plus qu’il n’est un militant idéologique de longue date. Mais, un peu comme Avigdor Lieberman, il lit avec froideur et lucidité la carte de la réalité, et en tire les enseignements qui s’imposent. Mercredi matin, il a accordé une interview très instructive sur les ondes de Kol Israël, dans laquelle il explique avec méthode et conviction pourquoi il s’oppose à un nouveau gel de la construction, et pourquoi il a accepté de signer la pétition des opposants au gel au sein du Likoud. Pour Yaalon, « peu importe ce que propose Barack Obama en contrepartie d’un nouveau gel, il faut dire cette fois-ci ‘non’ aux Américains, et avec un fort point d’exclamation! » Le général explique « que l’acceptation d’un nouveau gel, quel qu’en soit la durée, diffusera un message très problématique d’Israël vers l’extérieur, et appellera automatiquement d’autres exigences palestiniennes et d’autres diktats venus de Washington. Et même s’il s’agit encore d’une question mineure en comparaison des autres sujets en négociations, la position stratégique d’Israël risque d’être fort ébranlée si Israël cède sur ce point ». « Cette question est un test pour nous », continue Yaalon, « car si nous ne fixons pas des limites et des lignes rouges, notre situation sera très difficile lors des discussions de chacun des dossiers fondamentaux de ce conflit ». Le ministre a également voulu préciser « qu’il ne s’agissait pas du tout d’un appel dirigé contre le Premier ministre ou contre ceux qui au Likoud estiment qu’il faut accepter le ‘deal’ convenu entre Netanyahou et Clinton, mais qu’il s’agissait d’une prise de position de principe, d’une pierre d’achoppement entre deux visions différentes, et qu’il se sentait le devoir de faire entendre cette différence ». Le journaliste, Yaron Dekel lui posait alors la question suivante: « Pensez-vous qu’il est judicieux de se mettre à dos un Président américain dont le soutien serait nécessaire ultérieurement, par exemple contre l’Iran? » Yaalon répondit alors en substance: « C’est vrai, mais il y a des moment où il faut dire ‘non’ même aux Américains, car je vois dans ce deal un changement profond dans la stratégie israélienne. J’en veux pour preuve l’exigence d’entamer les pourparlers sur les frontières durant ces trois mois. A cause de l’amère expérience d’Oslo, Israël a systématiquement insisté sur l’exigence de la reconnaissance de l’Etat comme patrie du Peuple juif et sur celle de la fin définitive des revendications palestiniennes en cas d’accord de paix. Or, rien n’indique que les Palestiniens vont dans cette direction, bien au contraire, et si nous discutions sur le tracé de frontières durant ces prochains mois, Israël sera le seul à devoir donner et céder, alors que les Palestiniens n’auront aucune obligation de leur côté. » Question du journaliste: « Voulez-vous dire par là qu’Abou Mazen n’est pas un partenaire à vos yeux? ». Réponse du ministre: « Tant qu’il déclarera qu’il ne reconnaîtra jamais Israël comme Etat du Peuple juif, ce sera à lui de faire la preuve de sa bonne foi et de la bonne volonté ». En conclusion, Yaalon a tenu à rappeler la chose suivante: « Nous ne tenons pas à régner sur eux, mais si nous exigeons à ce point la reconnaissance d’Israël comme patrie du Peuple juif, c’est aussi parce que cela doit avoir un effet pédagogique sur leur population. Or, il faut savoir que pour eux, ce qu’ils appellent l’ ‘occupation’ a débuté en 1948 et non en 1967 et l’OLP a été créé en 1964, bien avant qu’Israël prenne le contrôle de la Judée-Samarie. C’est en ce sens qu’ils éduquent leurs jeunes générations, en les imprégnant qu’il n’y a aucun lien entre le Peuple juif et cette terre, et que par conséquent, que nous n’avons aucun droit dans cette région ». Moshé (Boggy) Yaalon était chef d’état-major avant le désengagement du Goush Katif. Il s’était ouvertement opposé à ce choix d’Ariel Sharon en avertissant que ce geste unilatéral n’amènerait qu’à une radicalisation de l’attitude des Palestiniens et non l’accalmie que promettait l’ancien Premier ministre. Ce dernier l’avait alors limogé pour le remplacer par Dan Haloutz.
Le Rav Adin Steinsaltz est un universitaire très érudit qui a réalisé l’œuvre de sa vie en mettant le texte du Talmud à la portée de tous. Après 45 ans de travail intensif auquel il consacrait plus de 16 heures par jour, il a enfin complété la traduction de tout le Talmud et de ses commentaires, de l’araméen à l’hébreu. Le Rav Steinsaltz, qui a entrepris cette tâche colossale en 1965, vient de terminer cette semaine le dernier livre d’une série de 46 volumes et il l’a publié. Le Rav Steinsaltz est connu également pour une soixantaine d’autres ouvrages, qu’il a écrits au cours des années, notamment sur la zoologie et la théologie mais il est certain que pour un grand nombre, c’est la traduction du Talmud qui a marqué sa carrière. Interviewé lundi matin par la radio israélienne, il a déclaré que son mot d’ordre avait toujours été « let my people know ». Et d’ajouter : « J’ai réalisé ce travail parce qu’il était nécessaire. Le Talmud est l’épine dorsale de notre culture et je voulais restituer cet héritage au peuple juif ». Et il ne s’est pas contenté de sa traduction en hébreu, il a également écrit des commentaires qui ont été traduits en anglais, espagnol, français et russe. L’événement, d’une importance capitale, a été marqué par de très nombreuses communautés juives dans le monde. Elles ont pris part à la Journée mondiale d’études juives, Global Day of the Jewish Learning, qui a célébré cette parution exceptionnelle le 7 novembre dernier. Le Rav Steinsaltz, né à Jérusalem en 1937 dans une famille laïque, est revenu dans sa jeunesse aux sources vives du judaïsme et a tenu à le diffuser, par ses livres. Dans le cadre de ses études universitaires, il a étudié la physique et la chimie à l’Université Hébraïque de Jérusalem. Et alors qu’il prenait très jeune la direction d’une école, il a commencé trois ans plus tard sa traduction du Talmud. Le Rav Steinsaltz est aussi entré dans le monde mystérieux et mystique de la Cabale, ce qui ne l’a pas empêché de créer des institutions éducative pour les jeunes d’Israël et de l’ancienne Union soviétique. Très proche du Rabbi dont il a toujours été le disciple, il a tenu à aider les émissaires Habad en Russie. Le Rav Steinsaltz vit avec son épouse à Jérusalem. Le couple a trois enfants et onze petits enfants. Son fils, Rav Menahem Even-Israël, dirige le programme éducatif du Centre Steinsaltz dans le quartier de Nahlaot.
Un avion de chasse, de type F-16l, s’est écrasé mercredi soir dans le sud d’Israël, alors qu’il survolait le cratère de Ramon (mahtesh Ramon).
Le pilote et son navigateur se trouvant à bord sont morts dans l'accident. D’après les premières conclusions de l’enquête, le crash aurait été provoqué par une erreur humaine.
Le drame serait survenu pendant un entraînement nocturne, avec une simulation d’attaque d’un avion ennemi dans une zone hostile. Près d’un quart d’heure après le début de l’exercice, l’appareil a terminé sa mission et a volé en basse altitude et c’est à ce moment-là qu’il a heurté le sol. Il est encore trop tôt pour déterminer les circonstances exactes de cet accident mais selon certaines constatations sur le terrain, il se pourrait que le pilote ait mal évalué la distance qui le séparait du sol et ait raté son atterrissage. Il faut aussi vérifier s’il n’y avait pas également des problèmes techniques qui auraient empêché le déclenchement du système d’alarme devant prévenir le pilote. Malgré cette tragédie, le commandant en chef de l’armée de l’Air Ido Nehoushtan n’a pas interrompu les exercices mais les avions de la même série resteront au sol tant qu’il n’aura pas été déterminé avec certitude qu’aucune panne n’a entraîné le crash.
Américains, Israéliens, Egyptiens et Jordaniens coopèrent étroitement contre l'Armée de l'Islam, un mouvement proche d'al-Qaida qui opère à Gaza et dans le Sinaï.
Le communiqué des forces armées israéliennes en date du 3 novembre annonçant qu’un haut responsable appartenant à l’organisation «l’Armée de l’Islam» a été éliminé à la suite d’une «opération ciblée» est étonnamment succinct. Muhammad Namnam, âgé de 26 ans, a trouvé la mort dans l’explosion de son véhicule. Tsahal, d’ordinaire prolixe quand il s’agit de la réussite d’une opération contre des terroristes, n’a pas détaillé le mode opératoire de cet assassinat ciblé et cette gêne semble se justifier par des informations étonnantes de sources proches du renseignement militaire. Ce n'est pas un missile israélien, mais un missile américain qui a tué l'islamiste proche d'al-Qaida.
L’axe al-Qaida-Hamas L’Armée de l’Islam, organisation salafiste qui s’identifie à la cause de ben Laden, organise des attaques terroristes aussi bien contre des cibles israéliennes qu’américaines. Elle opère contre des bases américaines installées dans la péninsule du Sinaï en coopération avec des éléments du Hamas. Le 2 août le port jordanien d’Akaba, a été ainsi la cible de deux missiles Grad qui avaient occasionné des dégâts importants à l’Hôtel Intercontinental, partiellement détruit. Au même moment, la base d'al Gura qui commande les forces internationales dans le Sinaï était aussi attaquée. La police israélienne était persuadée que les tirs provenaient du Sinaï contrôlé par l’Egypte mais le Caire pouvait difficilement reconnaitre l’échec de ses services de sécurité. Les dirigeants israéliens avaient aussi imputé la responsabilité à des terroristes liés à al-Qaida qui deviennent de plus en plus actifs. Ils ont adopté une nouvelle stratégie d’attaques coordonnées et simultanées contre les pays alliés des américains, Israël et la Jordanie, mais aussi contre la force multinationale d’observateurs au Sinaï (FMO) dirigée par les américains. L’audace des terroristes démontre qu’al-Qaida dispose maintenant de la logistique et d’équipements en mesure de défier les forces internationales. La base de commandement de la FMO à Al Gura a été attaquée pour prouver que les Etats-Unis au Proche-Orient ne sont plus à l’abri. La situation a été considérée comme grave puisqu’un black-out a été imposé aussi bien par les égyptiens que par la force internationale sur les informations autour de attaques et une «task-force» associant Israël et la Jordanie a été créée pour contrer une organisation équipée d'un armement lourd. Le matériel a été fourni par le pourvoyeur du Hamas, Al Mabhouh, assassiné à Dubaï en janvier, qui payait en nature les djihadistes contrebandiers, chargés de convoyer le stock jusqu’aux tunnels de Gaza. De nombreux services de renseignements avaient ainsi de sérieuses raisons de se débarrasser de ce pourvoyeur d’armes. Lire la suite
Jean-Louis Bruguière était dernièrement en Israël à l’occasion d’une conférence sur la lutte antiterroriste organisée par le Centre interdisciplinaire de Herzliya, où il a conduit un groupe de travail sur les aspects légaux de cette lutte. Sa visite précédait la décision, début octobre, des USA et du Royaume-Uni, d’avertir les voyageurs désireux de se rendre en France ou dans d’autres nations européennes. Mais dans un e-mail depuis Paris, Bruguière explique au Jerusalem Post que “mettre ainsi en garde les voyageurs, sans aucune autre information, peut être mal interprété et provoquer de l’inquiétude, voire un sentiment de panique”. Certes, il n’a “aucun élément précis et documenté de la part des renseignements sur l’origine et la pertinence de l’information obtenue par les USA et le Royaume-Uni”, précise-t-il. Mais en ce qui concerne l’hexagone, “la France fait face à la menace grandissante de l’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique), dans la région du Sahel et aussi en France. Cette menace semble différente de celle signalée par les USA et le Royaume-Uni”, ajoute Bruguière. Lors de sa visite ici, le magistrat français a évoqué des cellules dormantes de l’Aqmi en France. Certains rapports spéculent désormais sur le récent message audio de Ben Laden, qui aurait été enregistré pour réveiller ces cellules dormantes. Lorsqu’on lui demande s’il est au courant d’une menace spécifique sur les cibles juives ou israéliennes de la part d’Aqmi, Bruguière réplique : "Non, je n’ai pas ce type d’information. Ce n’est pas de notre ressort. La cible d’Aqmi ? C’est la France, pas les Juifs ou les Israéliens. Lire la suite
Des militants du mouvement pour la Terre d’Israël ont quitté Jérusalem mercredi matin pour Oum el Fahm, où ils comptent protester contre les activités du mouvement islamique d’Israël et réclamer qu’il soit déclaré hors-la-loi. Ils ont pris place dans un bus mis à leur disposition et comptent défiler dans la cité arabe.Jusqu’à présent, les organisateurs n’avaient pas réussi à obtenir une autorisation pour ce défilé, prévu depuis qu’il a été prouvé que des membres du mouvement islamique avaient participé à la Flottille pour Gaza et avaient pris place dans le bateau turc Mavi Marmara. De son côté, la police a décidé de déployer plusieurs milliers d’hommes autour de la ville pour éviter tout débordement. Itamar Ben Gvir, qui conduit cette manifestation, a rappelé qu’Israël était un Etat démocratique où chacun avait le droit d’exprimer son opinion. Il a ajouté : « Notre message est le suivant; il faut déclarer hors-la-loi le mouvement islamique qui appelle ouvertement à une troisième Intifada. Nous ne devrions pas être les seuls à réclamer de telles mesures, tout le public devrait le faire ». Et de préciser: « C’est un mouvement qui encourage le terrorisme et les actions menées de façon illégale ». Le député arabe Afou Agbaria (Hadash), qui réside à Oum el Fahm et a participé la première fois à la contre-manifestation, a répliqué au même micro que la vie de la cité ne serait en rien changée au cours de la journée et que les protestataires ne bénéficieraient d’aucun accueil particulier. Il a qualifié les Israéliens en route pour la ville « d’extrémistes » et de « fascistes ».
EXCLUSIF - Le Figaro dévoile les unités logistiques en Syrie et au Liban qui permettent au Parti de Dieu de renforcer son arsenal.
En janvier dernier, une alerte clignota sur les écrans radar des services de renseignements américains. Le transfert de 26 missiles M-6002 était repéré quelque part entre Damas et la frontière syro-libanaise. De fabrication syrienne, ces engins balistiques d'une portée d'environ 250 km auraient été livrés au Hezbollah libanais, pour lui permettre de frapper Israël en profondeur.
«De source indépendante, nous n'avons pas eu confirmation de ce transfert hautement sensible de missiles à technologie iranienne, qui se déclinent en versions guidées et non guidées», affirme un militaire français, proche du dossier. En revanche, peu après, des informations parvenaient à Paris sur la chaîne d'approvisionnement en armes du Hezbollah, c'est-à-dire l'un des pans les plus secrets de son fonctionnement. Lire l'article sur lefigaro.fr
Des terroristes locaux auraient enlevé, d’après le site d’informations de Yédioth Aharonoth, dans un Etat du centre de l’Afrique, un citoyen israélien qui travaillait pour une grande société. Le ministère des Affaires étrangères leur aurait fait savoir: «Nous en sommes au stade de la vérification des informations que nous ne pouvons pas encore confirmer.» Cependant, la famille de la victime aurait déjà été contactée par les autorités. Dans la région de l’enlèvement, dont la localisation n’a pas encore été communiquée, les enlèvements de ressortissants étrangers, européens surtout, est monnaie courante. En 2008, un autre citoyen israélien, sexagénaire, avait été enlevé au Ghana. Ses ravisseurs avaient exigé une rançon de plusieurs centaines de milliers de dollars, mais il parvint à s’échapper après quelques jours de captivité. Toujours au même endroit, et quelques temps avant cette dernière affaire, un Israélien de 59 ans, Ehoud Avni, avait lui aussi été capturé et échangé contre une rançon avant de rentrer en Israël.
Dans le village de Lobban al-Gharbia, trois femmes palestiniennes sont assises sous des feuilles de vignes. Elles discutent et tricotent. Le minaret de la mosquée adjacente diffuse l’appel à la prière, alors que leurs doigts font des mouvements rapides avec les aiguilles. Ces trois femmes palestiniennes musulmanes sont en train de tricoter l’un des symboles les plus évidents du Judaïsme, la kippa. Cette scène est loin d’être inhabituelle dans le village de Lobban al-Gharbia, où plus de 100 femmes palestiniennes sont impliquée dans l’industrie artisanale de la kippa. « Un emploi est un emploi, » explique Fatma Abdoul Radwan, qui fabrique des kippas exportées vers Israël depuis plus de 30 ans. Elle dit que cela ne la « dérange pas » de fabriquer des produits pour les juifs israéliens, malgré les décennies de conflit et les différentes violences entre palestiniens et israéliens. « Les circonstances vous forcent à faire certaines choses. Nous avons besoin de gagner notre vie afin de vivre, » explique Abdoul Radwan. Elle dit qu’elle est payée 8 shekels (à peu près 1,6 euros) pour chaque kippa qu’elle fabrique. Chacune lui prend entre deux et trois heures. Selon elle, dans les villages arabes de Judée Samarie, il y a des milliers de femmes travaillant à domicile dans l’industrie de la kippa. « Il y a plus de 100 femmes dans notre village seulement, » explique-t-elle. « Nous produisons environ 1 000 kippas (kippot en fait au pluriel) par semaine. » Abdoul Radwan explique que chaque semaine ou presque, elle ramasse tout le travail des femmes du village, et le passe à un intermédiaire. Elle n’a pas voulu dire qui, mais cet homme s’organise pour faire passer la marchandise en Israël, très probablement dans le coffre d’une voiture qui passe les contrôles séparant la Judée Samarie palestinienne d’Israël. En fait, Israël est le plus grand partenaire commercial des palestiniens. Selon le bureau central des statistiques palestinien, 90% des 560 millions de dollars de marchandises exportées de la Judée Samarie qui est sous contrôle palestinien en 2008 ont été vendu à Israël, ou via Israël. A l’heure des différents boycotts organisés par les palestiniens contre les produits israéliens, il est peut être temps de penser à rendre la pareille, et de vérifier minutieusement la provenance des nos fruits et légumes, de certains matériaux de construction, et de notre… kippa… juif.org